<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Relations Internationales</title>
	<atom:link href="http://relations.internationales.politicien.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://relations.internationales.politicien.fr</link>
	<description>Des clés pour comprendre les relations entre les Etats, les organisations, les entreprises et les sujets transverses : conflits, intelligence économique, énergie, environnement, mouvement de populations, développement, etc.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 01 Mar 2012 12:52:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
		<item>
		<title>Les terres rares sont elles un enjeu pour les relations internationales ?</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/09/20/les-terres-rares-sont-elles-un-enjeu-pour-les-relations-internationales/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/09/20/les-terres-rares-sont-elles-un-enjeu-pour-les-relations-internationales/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 08:25:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Energie, matières premières et Environnement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/?p=99</guid>
		<description><![CDATA[Les médias ont largement fait écho à l’incident maritime près des ilôts Senkaku / Diaoyu entre la Chine et le Japon en septembre 2010. Cet événement a induit une perception de menace sur la sécurité des approvisionnements en terres rares (Un groupe de métaux de 17 éléments chimiques de la classification périodique aux propriétés électroniques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les médias ont largement fait écho à l’incident maritime près des ilôts Senkaku / Diaoyu entre la Chine et le Japon en septembre 2010. Cet événement a induit une perception de menace sur la sécurité des approvisionnements en terres rares (Un groupe de métaux de 17 éléments chimiques de la classification périodique aux propriétés électroniques voisines comprenant le scandium, l’yttrium et les quinzes lanthanides). En effet, une trentaine de fabricants électroniques japonais ont quasiment dû suspendre leur chaine de production faute d’approvisionnement en terres rares en provenance de Chine. Les dirigeants japonais ont alors satisfait aux exigences de la Chine concernant la libération du patron pêcheur arrêté.  Cet événement est à l’origine des nouvelles postures stratégiques d’acteurs comme le Japon, les Etats-Unis ou l’Allemagne vis-à-vis de cette dépendance de la scène internationale. Selon Deng Xiaoping, si le Moyen Orient à le pétrole alors la Chine à les terres rares, dont elle identifia le potentiel stratégique dès les années 1960. Date à laquelle elle créa l’Institut de Recherche des Terres Rares à Baotou où 400 scientifiques travaillent à l’amélioration des techniques d’extraction et de raffinage.</p>
<p>La prise de conscience de l’instrumentalisation d’une dépendance en matière première n’est pas récente. Mais ce qui caractérise les nouvelles stratégies de sécurisation des approvisionnements en terres rares c’est leur diversité.<br />
Le Japon cherche à diversifier géographiquement les sources d’approvisionnement, notamment vers le Vietnam, la Malaisie, l’Inde, l’Australie ou le Brésil.<br />
Les Etats-Unis envisagent de relancer l’exploitation de leur gisement californien de Mountain Pass pour 2014.<br />
Enfin, l’Allemagne et l’Union Européenne s’interrogent sur les possibilités de substitution et de recyclage des produits consommateurs de terres rares au travers du groupe d’expert qui a remis son rapport : Critical Raw materials for the EU en 2010.<br />
Cette diversité semble signifier que les outils fongibles de sécurisation des approvisionnements, la force diplomatico-militaire et les moyens financiers, deviennent des conditions nécessaires mais insuffisantes pour gérer efficacement des dépendances stratégiques au cœur de la puissance économique sur une scène internationale dominée par l’apparition des BRICS (groupe des pays émergents, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).</p>
<p style="text-align: left">Ainsi, l’approche stratégique classique de sécurisation d’une dépendance semble dépassée par les plans d’action que les grands acteurs, producteurs et consommateurs, déploient sur la scène internationale. Le fournisseur chinois dominant annonce la mise en place d’un organisme, l&#8217;Association industrielle des terres rares, chargé de toutes les négociations avec les acheteurs étrangers. Elle restreint aussi ses quotas d’exportation afin de diminuer la pollution engendrée par l’extraction et d’inciter les entreprises étrangères à s’installer sur place pour sécuriser leurs approvisionnements. Les Etats-Unis portent plainte à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) contre la Chine et relancent l’exploitation de leurs propres gisements. Les Européens veulent sécuriser leur approvisionnement, mais ils cherchent encore les moyens idoines dans l’attente de ruptures technologiques à venir. Le Japon diversifie géographiquement tous azimuts.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/09/CriticalRawMaterial2.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-116" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/09/CriticalRawMaterial2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: center"> Fig. : la sécurité des approvisionnements en matériaux stratégiques selon l’UE (from Report on Critical Raw Materials for the EU – July 2012)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après le tantale pour les iPhone et ses implications dans les conflits du Kivu en RDC, le lithium pour les voitures électriques et le rôle incontournable de l’Etat bolivien dans son exploitation, voici que les terres rares induisent une dépendance sur les éoliennes, les missiles et les drônes avec les dirigeants chinois à la manoeuvre.</p>
<p style="text-align: left">En fait, cette nouvelle dépendance nous renseigne plutôt sur un changement fondamental en cours dans la société internationale. En effet, souvenons nous que l’origine d&#8217;une perception de menace induite par des matières premières fut déjà identifié dès 1948 par le professeur H. Morgenthau dans son ouvrage fondateur de théorie des relations internationales : Politics among nations, the struggle for power and peace (Chapitre 9 : Elements of national power).</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/09/HJMorgenthau.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-105" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/09/HJMorgenthau-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><br />
Fig. : Professeur Hans J. Morgenthau (1904-980)</p>
<p style="text-align: left">Ce n’est pas simplement le levier de pouvoir qu’offre une matière première ou une source d&#8217;énergie qui est en jeu. Effectivement, un producteur dominant sur le marché des terres rares possède un pouvoir de fournisseur important sur ces clients. C’est le cas de la Chine qui assure 95% de la production. Mais ce pouvoir est modulé par le niveau de ses réserves. Il n’est que de 37%, ce qui est suffisant pour lui conférer un pouvoir de fournisseur, mais, pas au point d’affoler l’ensemble des importateurs. En effet, la Chine est le seul producteur et chaque jour ses réserves diminuent tandis que 2/3 des réserves mondiales sont localisées à l’extérieur de son territoire. A moyen terme son pouvoir de fournisseur diminue plus rapidement que celui des Etats-Unis ou de l’Australie.<br />
Une matière première devient un enjeu stratégique lorsqu’elle confère à son détenteur, un pouvoir démesuré sur celui qui en a besoin. Ainsi, le pétrole fournit aux pays producteurs dominants les moyens de mettre à genoux l’économie et l’armée d’un pays importateur. Cette asymétrie est d’autant plus insupportable aux yeux de celui qui l’a subit, qu’elle est le fait d’un état qui n’est pas une grande puissance sur un état qui a tous les attributs d&#8217;une grande puissance. Par exemple, l’Arabie Saoudite détient des moyens de pression sur ses clients très importants alors qu’elle n’a pas tous les attributs d’une grande puissance : arme atomique, armée efficace, moyens de projections militaires importants, influence diplomatique et dans les institutions économiques internationales, etc. Lorsqu’une telle asymétrie existe entre un fournisseur de matière première et un importateur, alors il y a un rapport de force qui devient structurant pour la société internationale. En effet, ce levier de pouvoir d’un fournisseur dont l’état est relativement faible sur une grande puissance dont les moyens diplomatico-militaires sont disjoints de sa puissance économique constitue une menace stratégique. L’histoire du pétrole illustre les moyens auxquels recours les grandes puissances pour gérer cette vulnérabilité.<br />
Dans le cas des terres rares, il faut donc se demander qu’elle est l’impact de cette dépendance sur les facteurs de puissances et quels sont les états qui sont concernés.</p>
<p>Les éléments des systèmes d’armes dépendants des terres rares sont relativement restreints. Ce n’est pas l’ensemble de l’armée américaine qui se trouve à l’arrêt si la Chine ne fournit plus de terres rares. Par contre, les drônes et les missiles, pièces centrales de la politique étrangère américaine en Afghanistan et au Pakistan, sont directement concernés. Sur ce point particulier, il est possible pour les américains de négocier un approvisionnement propre à cette fin avec la Chine. Pendant l’embargo de 1973, l’Arabie Saoudite a continué d’approvisionner la VIIème flotte américaine qui opérait sur les côtes du Vietnam.<br />
Les produits économiques les plus diffusés sont l’électronique grand public et les téléphones portables. Une réduction drastique des approvisionnements de terres rares peut être à l’origine d’un travail important des industriels pour rendre ces produits plus durables ou recyclables avec un taux plus important. Au regard de la préservation des ressources naturelles cela contribuera au progrès technologique pour réduire la pression sur l’environnement.<br />
Enfin, les produits tels que les éoliennes ou les voitures électriques et hybrides soulèvent des enjeux beaucoup plus important. En effet, il s’agit là des chaines de conversion des énergies renouvelables. C’est un sujet global qui concerne la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Il semble donc que la cartographie des enjeux de pouvoir des terres rares touchent un grand nombre de produits sans qu’aucun ne soit à lui seul un élément stratégique. Ce qui semble donner de l’importance à ces éléments c’est plutôt le nombre croissant de brevets technologiques de produits dont les terres rares sont des composants.</p>
<p>Ce rapide tour d’horizon des enjeux des terres rares nous apprend donc que les états importateurs de terres rares semblent réagir à cette nouvelle dépendance car elle conditionne un grand nombre de produits sans qu’aucun d’eux ne soit à lui seul un enjeu de conflit. Cette perception est le signe que c&#8217;est la puissance économique dans sa globalité qui est un enjeu de sécurité nationale et donc un sujet de rivalité entre les producteurs de terres rares, la Chine et les importateurs, les US. C&#8217;est une nouvelle ère des relations internationales qui semble s&#8217;ouvrir.</p>
<p>Un point positif est aussi révélé par cette perception de l&#8217;importance des terres rares. C&#8217;est l&#8217;importance des énergies renouvelables. Le développement des chaines de conversion d’énergies propres constituent désormais un élément déterminant de l’infrastructure de la puissance d’un pays. Pour le climat c’est plutôt une bonne nouvelle !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/09/20/les-terres-rares-sont-elles-un-enjeu-pour-les-relations-internationales/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;art d&#8217;utiliser le téléphone mobile ou PowerPoint comme une arme de communication</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/01/12/lart-dutiliser-le-telephone-mobile-ou-powerpoint-comme-une-arme-de-communication/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/01/12/lart-dutiliser-le-telephone-mobile-ou-powerpoint-comme-une-arme-de-communication/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2011 15:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Media et Opinion Publique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/?p=69</guid>
		<description><![CDATA[Depuis la première guerre mondiale, la propagande par l’intermédiaire des médias de masse est une constante des conflits. Elle est un outil de représentation d’un conflit. Le « bourrage de crâne » de la première Guerre mondiale Mais, sur le théâtre d’opération afghan ou lors des derniers affrontements de l’armée israélienne avec le Hezbollah ou le Hamas, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Afghanistan-powerpoint-gr-008.jpg"></a>Depuis la première guerre mondiale, la propagande par l’intermédiaire des médias de masse est une constante des conflits. Elle est un outil de représentation d’un conflit.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/WWI.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-70" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/WWI-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a></p>
<p style="text-align: center">Le « bourrage de crâne » de la première Guerre mondiale</p>
<p>Mais, sur le théâtre d’opération afghan ou lors des derniers affrontements de l’armée israélienne avec le Hezbollah ou le Hamas, une dimension nouvelle fut introduite par l’utilisation des nouveaux moyens de communication. La téléphonie mobile, l’ordinateur portable et l’Internet ont permis à de nouveaux acteurs d’obtenir un pouvoir d’influence des perceptions de l’opinion publique. L’utilisation de ces moyens d’influences par des acteurs « faibles » en mettant l’accent sur le facteur émotionnel face aux outils de représentation d’un conflit utilisé par les acteurs « fort » montre qu’en matière de conflit asymétrique ce n’est pas la modernité du moyen qui fait la différence, mais l’intelligence stratégique.</p>
<p> Voici une note de synthèse sur cette dimension de la conflictualité du XXIème siècle.</p>
<p> L’intervention de Tsahal au Liban pendant l’été 2006 a débouché sur une victoire du Parti de Dieu dans les opinions publiques et un malaise parmi les dirigeants diplomatiques et militaires israéliens. En terme géopolitique, l’Iran a vu son rôle de leader régional renforcé comme l’a illustré la dernière visite du président Ahmadinejad au Liban en octobre 2010.</p>
<p>Le fait marquant de ce conflit, comme l’analyse excellement les auteurs M. Baudot, E. Delcroix, B. Guiot, B. le Gouvello, M. Osada dans l’étude « Une illustration de la guerre de l’information » de l’Ecole de Guerre Economique, c’est l’émergence des blogs et le rôle particulier qu’ils ont tenu dans la mise en forme des perceptions de ce conflit par les différentes opinions concernées : libanaise, israélienne et mondiale. Cette situation est le résultat d’une conjonction de facteurs dont la plupart sont des tendances lourdes de la politique internationale.</p>
<p> 1/ Le premier facteur est structurel, c’est la faiblesse du coût d’accès à l’infrastructure de communication globale constituée par la téléphonie mobile, l’Internet, les média classiques, télévision et journaux</p>
<p>2/ Le second facteur est local, il provient de la perte de crédibilité des journalistes classiques et de l’émergence de la légitimité des témoins proches de l’événement pour rendre compte de la réalité d’un conflit</p>
<p>3/ Le troisième facteur est propre aux sociétés civiles des démocraties libérales au sein desquelles les actions doivent être jugées d’abord au regard de la morale individuelle plutôt qu’à l’aune de la nécessité de la Guerre, de la Raison d’Etat voire de la Raison du plus fort. Cette morale est mise en scène par des modes de représentation de la réalité, des métriques, qui cherchent à rendre compte de la maîtrise de la situation par un acteur idéologiquement « neutre ».</p>
<p> <span style="text-decoration: underline">Le premier facteur</span> est une conclusion qui s’impose à toutes les grandes puissances de la société internationale et dont les conséquences sur une guerre longue comme celle d’Afghanistan, sont visibles dans la puissance des Talibans. Ainsi, le Général McChrystal lors de sa prise de commandement en Afghanistan en 2009 produisit un rapport d’évaluation (http://media.washingtonpost.com/wp-srv/politics/documents/Assessment_Redacted_092109.pdf?sid=ST2009092003140) qui rappelait que la guerre des mots des Talibans faisait beaucoup pour gagner le support des populations civiles. Cela leur confère un atout précieux sur le théâtre des opérations en les rendant crédibles comme acteur politique incontournable.</p>
<p style="text-align: center"><span><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/ParisMatch.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-71" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/ParisMatch-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a></span></p>
<p style="text-align: center"><span> </span>Chef Taliban interviewé par Paris Match avec son téléphone portable</p>
<p>La dualité de la technologie mobile a contribué à la situation paradoxale suivante. Au départ, deux entreprises de télécommunication afghane, Afghan Wireless Communication et Roshan ont lancé leurs services de téléphonie mobile sur le marché afghan en 2002. En juin 2008 il y avait 2 millions d’abonnés. Le taux de croissance est exceptionnel. Le business plan de Roshan prévoyait 12 000 abandonnées dans la première moitié de l’année, il fut atteint en 3 semaines. 42% des afghans sont équipés d’un mobile en 2007. Cette arrivée massive des téléphones mobiles dans la société afghane a été instrumentalisé par les Talibans en vue de rendre leur stratégie de communication plus efficace comme l’a constaté le Général Mc Chrystal.</p>
<p>Les menaces qui étaient diffusées par des lettres nocturnes sont désormais envoyées par des appels anonymes et des SMS. L’envoi de SMS est coordonné et les informations sont consommées plus intensément. Elles ont un impact émotionnel très fort. La plupart du temps ce sont les enfants qui sont sollicités pour lire les messages reçus grâce aux écoles construites avec l’aide des militaires de l’ISAF. Les stratégies de persuasions ou de dissuasions transmises par les lettres nocturnes habituellement utilisées par les Talibans, sont complètement modifiées par l’apparition de ce nouveau média de communication. Les lettres nocturnes s’appuyaient sur des références religieuses et traditionnelles évoluées alors que les messages SMS proposent des argumentations simplistes mais répétitives et permettant une diffusion de masse.</p>
<p>Le côut d’accès à cette infrastructure de communication de masse pour les Talibans est très faible et le capital de connaissances à mettre en œuvre est presque dérisoire. Cela permet à chaque groupe de contribuer à façonner l’opinion publique de manière favorable à la cause du mouvement Taliban. Un simple accrochage devient une victoire éclatante et quelques victimes civiles sont un massacre odieux. La déformation de l’information est le propre de la rhétorique de guerre.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Le second facteur</span> fut particulièrement marquant lors de l’intervention israélienne au Liban.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/NYT.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-72" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/NYT-280x300.jpg" alt="" width="280" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center">Le Hezbollah vue par le New York Times</p>
<p>Les partisans du Parti de Dieu ont réussi a mettre en perspective de façon très défavorable l’intervention de Tsahal, notamment au regard du droit international sur les civils. Les témoins directs qui ont diffusé leur vécu et leurs témoignages ont aussi émis leur position politique sur le conflit et leurs partis pris. Ils n’ont revendiqué aucune éthique journalistique mais simplement la réalité de leur témoignage. De là vient leur objectivité. Plus précisément, elle s’appuie sur les possibilités d’interactivité offertes par l’infrastructure de communication d’Internet, via des blogs ou des forums.  Cette interactivité laisse croire à l’opinion que cet espace de communication est une sphère publique normative où l’échange d’arguments débouche sur une vision équilibrée voir juste de la réalité. Au sujet d’un théâtre d’opération une telle sphère publique normative ne peut pas exister du fait même de la présence de la force et de la violence.</p>
<p>Ainsi, dans un conflit, les émetteurs isolés de messages dont l’affiliation à « une cause » est inconnue sont plus légitimes aux yeux de l’opinion publique que les medias explicites. Ils deviennent donc des acteurs des stratégies d’influences. Ils peuvent à loisir renforcer la caricature de l’autre sous la forme d’un barbare sanguinaire et inhumain face à une humanité revendiquée et une cause juste. C’est généralement la même rhétorique depuis la première Guerre mondiale mais elle est déployée suivant de nouvelles technologies de l’information et de la communication.</p>
<p>Cette crédibilité est renforcée par la rapidité avec laquelle l’information est rapportée et diffusée. Cette propriété est perçue par l’opinion publique comme un critère de véracité. Le préjugé selon lequel il faut du temps pour manipuler l’information s’exerce paradoxalement à l’encontre des medias classiques qui ont l’obligation de recouper leurs informations avant de les diffuser. Les médias classiques sont confrontés à une situation sans solution (un « catch 22 ») où ils doivent diffuser rapidement des photos sans vérification au risque de perdre leur audience. Si celles-ci sont truquées alors ces mêmes audiences les mets en cause et leur incompétence renforce la crédibilité des bloggeurs isolés.</p>
<p>Le poids de ces témoignages directs sur les blogs peut être mesuré par l’intermédiaire de variables comme le « page rank » de Google qui indique le niveau de référencement du site. Par exemple via le site web <a href="http://www.pagerank.fr/">http://www.pagerank.fr/</a> qui calcul automatique la note de 1 à 10. C’est la notion de réalisme mis en scène par ces blogs qui constitue leur force. Mais la réalité dont il s’agit ici est celle de l’émotion qui ignore la raison.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Le troisième facteur</span> fut illustré lors de l’intervention de Tsahal dans la bande de Gaza.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Figaro.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-73" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Figaro-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center">Sur le site du Figaro pendant l’opération israélienne dans la bande de Gaza</p>
<p> L’objectif de la guerre de l’information est de détruire la légitimité politique de l’adversaire aux yeux de l’opinion publique afin de contrer sa supériorité militaire conventionnelle ou de renforcer ses propres succès sur le théâtre d’opération. Cette légitimité, pour les démocraties libérales est désormais liée au respect des normes morales de la liberté individuelle et du respect de la dignité humaine.</p>
<p>Hormis les moyens classiques de guerre de l’information, autrefois nommé « propagande », comme l’appel  téléphonique des habitants de Gaza par des officiers du renseignement israélien afin d’obtenir des informations locales ou la diffusion de tracts et d’avertissements à destination des populations civiles avant un bombardement pour éviter qu’elles deviennent des boucliers humains. Les nouvelles stratégies de communication des belligérants tentent d’influencer les perceptions des opinions publiques de chaque camp.</p>
<p>Le recours à des stratégies d’influence à l’aide de photos, d’images et d’une rhétorique émotionnelle très répandues offre des possibilités d’actions dont l’efficacité est renforcée par cet impératif moral qui ne peut se maintenir longtemps s’il met en danger les acteurs participants à ces affrontements. Cet impératif moral devient donc l’objet de l’affrontement des stratégies médiatiques. Chaque acteur tentant alors de montrer son respect de la dignité humaine malgré la barbarie de l’adversaire.</p>
<p>Ainsi, depuis son intervention au Liban, l’armée israélienne a désormais déployé une capacité d’influence via la radio et la télévision pour toucher les audiences gazaouites directement en ciblant les réactions émotionnelles. Elle n’oublie pas de censurer les moyens de communication mobile en usage dans la société civile comme le blocage de la bande passante des téléphones portables afin d’éviter la diffusion des photos de victimes civiles. Elle a pris conscience que la guerre de l’information est sans doute une variable déterminante dans l’issue des conflits asymétriques.</p>
<p>En plus de cet impératif moral qui est un obstacle à l’évaluation du rapport de force et des objectifs à atteindre il faut ajouter que les méthodes de gestion des conflits dans la durée offre parfois un spectacle étonnant. Ainsi, le recours à des moyens issus de la théorie du management pour évaluer la nature des relations entre les différents acteurs d’un conflit asymétrique dans la durée comme le cas de l’Afghanistan conduit à une formalisation du théâtre d’opération comme l’annonce la secrétaire d’Etat Clinton (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/15/AR2009111501548.html). L’ISAF/OTAN recours à des « indicateurs » pour représenter la situation et en faire un support convaincant de communication et de persuasion des opinions publiques.</p>
<p>En effet, les indicateurs utilisés pour mesurer la situation présente un inconvénient du fait de leur approximation. Mais ils sont surtout incapable d’appréhender l’atteinte d’un but stratégique de guerre qui est d’abord une perception politique et rarement une propriété physique mesurable.</p>
<p>Un tel but n’est pas une variable dans une équation à résoudre. Le recours à ces indicateurs pour informer et convaincre les opinions publiques crée  une illusion de maîtrise de la situation qui nuit à la juste évaluation des rapports de force. L’effet persuasif de ces indicateurs au sujet de l’avancement des opérations et des succès rencontrés, sans oublier la justification des moyens engagés, au regard de la charge émotionnelle des campagnes de propagande des Talibans est très limité. De plus, ces métriques deviennent rapidement des enjeux politiques des stratégiques médiatiques des gouvernements participants aux opérations de l’ISAF/OTAN. Si le succès n’est pas au rendez-vous, il est tentant de changer la métrique, un changement de stratégie s’accompagne alors d’un nouvel ensemble d’indicateurs mesurant les nouveaux buts fixés.</p>
<p>Les gouvernements gèrent la guerre en Afghanistan comme un plan d’aménagement et d’urbanisation sur leur propre territoire avec des populations auprès desquelles ils n’ont aucune légitimité. Le niveau de violence est assimilé à un problème de maintien de l’ordre public ou à un mécontentement des populations à l’égard des services administratifs. Le célèbre slide présenté par le Général McChrystal est le reflet de cette approche managérial de la situation. Vous sentez vous convaincu par ce slide ? Vos perceptions de la situation sont elles améliorées ?</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Afghanistan-powerpoint-gr-0081.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-77" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Afghanistan-powerpoint-gr-0081-300x219.jpg" alt="" width="300" height="219" /></a></p>
<p>Ces stratégies de persuasion face à celles déployées par les Talibans, le Hezbollah ou le Hamas montre qu’en matière de culture stratégique ce ne sont pas les moyens qui font la différence mais l’intelligence.</p>
<p> Sources :</p>
<p>T. RID, M. HECKER, War 2.0 : Irregular Warfare in the Information Age, 2009</p>
<p>M. Baudot, E. Delcroix, B. Guiot, B. le Gouvello, M. Osada, «  Une illustration de la guerre de l’information : le conflit entre Israel et le Hezbollah de l’été 2006 », février 2007, Ecole de Guerre Economique, accédé à <a href="http://www.ege.fr/Espace-Pro-Etudes/Conflit-Isra%EBl-Hezbollah-ete-2006-illustration-d-une-guerre-de-l%92information.html">http://www.ege.fr/Espace-Pro-Etudes/Conflit-Isra%EBl-Hezbollah-ete-2006-illustration-d-une-guerre-de-l%92information.html</a></p>
<p>Steven ERLANGER, A Gaza War Full of Traps and Trickery, The New York Times, 11/01/2009, accèdé à <a href="http://www.nytimes.com/2009/01/11/world/middleeast/11hamas.html">http://www.nytimes.com/2009/01/11/world/middleeast/11hamas.html</a></p>
<p>U. PUTZ, Psychological Tricks to Demoralize the Enemy, Spiegel, 16/01/2009, accéder à <a href="http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,601694,00.html">http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,601694,00.html</a></p>
<p>F. de SAINT VICTOR, Guerre des chiffres et chiffres de guerre, Défense et Sécurité Internationale, n°62, septembre 2010</p>
<p> <span><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/01/12/lart-dutiliser-le-telephone-mobile-ou-powerpoint-comme-une-arme-de-communication/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Résumé : Propaganda, Edward BERNAY</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/01/05/resume-propaganda-edward-bernay/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/01/05/resume-propaganda-edward-bernay/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 15:48:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Media et Opinion Publique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/?p=58</guid>
		<description><![CDATA[Selon E. Bernay, le Machiavel de la démocratie médiatique, la propagande, une association systématique d’idées afin de promouvoir une doctrine, n’est pas bonne ou mauvaise en soi. Elle est un outil dont la valeur morale est au-delà du bien et du mal. Elle est fixée par les auteurs de la propagande. En temps de paix, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon E. Bernay, le Machiavel de la démocratie médiatique, la propagande, une association systématique d’idées afin de promouvoir une doctrine, n’est pas bonne ou mauvaise en soi. Elle est un outil dont la valeur morale est au-delà du bien et du mal. Elle est fixée par les auteurs de la propagande. En temps de paix, elle est au service des acteurs de la politique internationale. Elle a pour objectif de transformer des milliards d’êtres humains en consommateurs joyeux, débonnaires et pacifiques dont l’existence ne va pas au delà des logos des marques des produits qu’ils consomment.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Berney.jpg"></a><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Berney.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-59" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Berney-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: center">Edward Bernays 1891 &#8211; 1995</p>
<p>La meilleure propagande est celle qui présente de façon informative et éducative les faits qui deviennent des arguments par le simple poids de leur évidence. L’éducation des masses pour participer au processus discursif démocratique de la sphère publique doit être court-circuité en permanence par une élite de gestion de l’opinion publique, afin de guider et d’orienter l’opinion dans le sens souhaité ou nécessaire selon la vision de l’histoire ou du paradis, de l’élite dirigeante. La propagande coûte chère et elle ne bénéficie qu’à un petit nombre. Elle concerne les acteurs économiquement puissants avec un intérêt dans la gestion du bien public. Le bon propagandiste, ou conseiller en communication, est celui qui rend son préjugé évidemment nécessaire aux yeux de son contemporain sans jamais lui dire directement.</p>
<p>Résumé du chapitre 6 La propagande et l’autorité publique</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Propaganda.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-60" src="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Propaganda.jpg" alt="" width="190" height="284" /></a><a href="http://relations.internationales.politicien.fr/files/2011/01/Propaganda.jpg"></a></p>
<p style="text-align: center">Version française, 2007, de l&#8217;ouvrage Propaganda (1920)</p>
<p>Le pire dans une démocratie c’est la soumission des dirigeants politique à la volonté du peuple. Il est important que les leaders soit capable de forger, de former l’opinion publique à travers l’information délivrée. C’est la condition de leur popularité. Le pré requis à cette situation est la légitimité des dirigeants, la confiance du peuple envers ses représentants. Afin d’obtenir cette situation, les techniques de la propagande sont incontournables. C’est grâce à elles que les élus sont capables de cadrer l’opinion publique en ce début de XXième siècle dans notre société de consommation.</p>
<p>C’est la responsabilité de l’homme politique de vaincre l’apathie des citoyens envers le débat politique grâce à une communication qui sait toucher son audience et captiver son attention sur les événements relatifs aux biens publics. Mais cela nécessite en amont une capacité d’analyse précise, complète et approfondie des motivations des électeurs afin d’acquérir la capacité de persuasion des masses sur les idées quelles sont prêtes à accepter émotionnellement.<br />
A partir de cette connaissance, la communication politique s’appuie sur une stratégie. Elle utilise autant le contenu du programme politique et les promesses électorales que les relais de la société civile pour les rendre crédibles. La communication politique accompagne les arguments politiques et elle renforce la crédibilité des propositions en mettant en avant leur rentabilité supposée et leurs bénéfices rêvés pour le bien public. Ceci, quelque soit la réalité et l’ampleur des profits pour les acteurs privés qui participeront à la mise en œuvre de ce programme politique.<br />
La stratégie de communication politique est composée de moyens financiers et de média de masses qui doivent être géré et alloué en fonction de leur retour en nombre de bulletins de vote pour une élection ou d’adhésion à une action de politique étrangère.<br />
C’est donc une démarche globale dans la sphère publique centrée sur les émotions suscitées et amplifiées pour obtenir l’adhésion à un leader politique. L’atteinte des objectifs politiques s’appuie sur les media de masse et le découpage de la population en groupes d’électeurs avec un profil émotionnel et des préoccupations propres. Le critère de réussite est l’ampleur de l’audience touchée. Les événements sociaux avec un impact émotionnel et médiatique localisé n’ont aucune valeur politique. Cette approche stratégique requiert des leaders politiques capables de déclencher les émotions les plus à même de collecter les suffrages et l’adhésion les plus nombreux au sein de chaque groupe d’audience ciblé. L’adéquation entre le type de media et les groupes ciblés est une autre condition nécessaire de réussite de la stratégie.<br />
La difficulté du déploiement de cette stratégie est la coordination des campagnes médiatiques et la cohérence des messages.<br />
Le mécanisme sur lequel repose l’efficacité des stratégies de communication politique est l’affiliation et l’identification d’un individu dans son groupe. Ce sentiment d’appartenance doit être fort afin que les électeurs choisissent leur leader en fonction des préjugés de leur groupe.</p>
<p>L’objectif final est d’amené l’opinion publique à partager les vues des dirigeants. Pour obtenir cette inversion de la relation entre les populations et les dirigeants dans une société démocratique, ces derniers doivent être capable de créer les événements et les circonstances qui donne la force de l’évidence à leur propre vision du bien public. Les événements sociaux, les relais culturels, les leaders d’opinions de chaque groupe est alors un atout important. L’enjeu est donc celui de la durée de vie des techniques de propagande avant le prise de conscience populaire.</p>
<p>Pour aller plus loin : la BBC a consacré un documentaire d’Adam Curtis à l’émergence des relations publiques dans la démocratie moderne « The century of the self »<br />
- Sur Wikipedia :<br />
&laquo;&nbsp;http://en.wikipedia.org/wiki/The_Century_of_the_Self&nbsp;&raquo;<br />
- Sur le site web de la BBC :<br />
&laquo;&nbsp;http://www.bbc.co.uk/bbcfour/documentaries/features/century_of_the_self.shtml&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2011/01/05/resume-propaganda-edward-bernay/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Résumé : Les réseaux sociaux ou l’infrastructure de la société civile</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/09/28/r-sum-les-r-seaux-sociaux-ou-l-infrastructure-de-la-soci-t-civile/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/09/28/r-sum-les-r-seaux-sociaux-ou-l-infrastructure-de-la-soci-t-civile/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 14:52:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Media et Opinion Publique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/09/28/r-sum-les-r-seaux-sociaux-ou-l-infrastructure-de-la-soci-t-civile/</guid>
		<description><![CDATA[Qu&#8217;il s&#8217;agisse de menace terroriste ou bien de lobbying d&#8217;ONG, la structure commune de ces acteurs de la soci&#233;t&#233; civile est celle des r&#233;seaux sociaux. Le concept cl&#233; de cette structure est celle de lien faible (weak ties) qui explique sa dynamique et son r&#244;le dans les rapports de force entre les acteurs de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de menace terroriste ou bien de lobbying d&rsquo;ONG, la structure commune de ces acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile est celle des r&eacute;seaux sociaux. Le concept cl&eacute; de cette structure est celle de lien faible (weak ties) qui explique sa dynamique et son r&ocirc;le dans les rapports de force entre les acteurs de la soci&eacute;t&eacute; internationale. L&rsquo;importance de ce concept fut identifi&eacute;e par le sociologue Mark S. Granovetter en 1973 dans une publication, The Strength of Weak Ties, de l&rsquo;American Journal of Sociology (vol 78 n&deg;6) dont je vous propose le r&eacute;sum&eacute; suivant. Cet notion de lien faible est devenu le moteur de la dynamique de la soci&eacute;t&eacute; civile du fait du d&eacute;veloppement des r&eacute;seaux de communication via Internet, Facebook, Twitter, etc. qui permettent &agrave; tout un chacun d&rsquo;&eacute;tablir des liens faibles avec un grand nombre d&rsquo;interlocuteurs dans de multiples r&eacute;seaux sociaux</span> </p>
<p align="center"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><a id="res_3167" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/the_big_picture.jpg"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/the_big_picture.jpg" border="0" /></a></span> </p>
<p align="center"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><span style="font-family: Garamond">Repr&eacute;sentation d&rsquo;un r&eacute;seau social pour un analyste politique</span></span> </p>
<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">La probl&eacute;matique abord&eacute;e est comment articuler les interactions sociales &agrave; un niveau individuel ou entre des petits groupes et les comportements sociaux &agrave; une &eacute;chelle plus importante. Ces comportements impliquant un nombre important de personnes tel qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de mouvements sociaux. L&rsquo;analyse des r&eacute;seaux interpersonnels nous permet d&rsquo;&eacute;tablir ce lien entre les comportements microsociaux et les sch&eacute;mas macro sociaux. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment c&rsquo;est la force des liens interpersonnels et l&rsquo;analyse de la structure des r&eacute;seaux interpersonnels qui permet d&rsquo;&eacute;tablir une relation entre les &eacute;changes interpersonnels &agrave; un niveau microsociologique et des ph&eacute;nom&egrave;nes sociaux tels que la coh&eacute;sion sociale, la mobilit&eacute; sociale ou la capacit&eacute; de r&eacute;action d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; face &agrave; un d&eacute;fi.</span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span><span><span style="font-size: 12pt">La force des liens</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">La force d&rsquo;un lien interpersonnel est la combinaison du temps pass&eacute; ensemble entre les acteurs, de l&rsquo;intensit&eacute; &eacute;motionnelle partag&eacute;e, de la confiance mutuelle d&eacute;velopp&eacute;e et des services &eacute;chang&eacute;s qui caract&eacute;rise ce lien. Un tel lien peut &ecirc;tre fort, faible ou absent.</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">L&rsquo;hypoth&egrave;se qui nous permet de relier une interaction entre deux acteurs, un lien dyadique A-B, avec une structure plus large A-C,&hellip;,D-E-B est&nbsp;: plus le lien A-B est fort, plus le nombre d&rsquo;individus sur le chemin C,&hellip;,D-E auquel A et B seront li&eacute;s est important, ces liaisons peuvent &ecirc;tre forte ou faible. Cela provoque des recoupements dans les r&eacute;seaux de liens qui s&rsquo;&eacute;tablissent. Plus les liens se renforcent, par le nombre d&rsquo;&eacute;changes et de services, plus le nombre de personnes incluses dans le r&eacute;seau devient important.</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">Il faut ajouter que plus le lien entre deux individus est fort et plus ils sont similaires. Ainsi, si A-B et A-C sont des liens forts, alors B-C est un lien fort est A, B et C seront similaires ce qui accro&icirc;t la probabilit&eacute; d&rsquo;une amiti&eacute; partag&eacute;e. R&eacute;ciproquement, si A-B et A-C est faible, il devrait en &ecirc;tre de m&ecirc;me pour B-C qui devient moins probable.</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">Les liens faibles et le processus de diffusion d&rsquo;informations</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Un premier constat est tir&eacute; de l&rsquo;analyse pr&eacute;c&eacute;dente. En effet, lorsque nous avons la configuration suivante&nbsp;de deux liens forts : A-B et A-C alors n&eacute;cessairement, dans le temps, nous avons aussi la relation B-C. La triade suivante est donc interdite&nbsp;:</span> </p>
<p align="center"><a id="res_3168" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/triadeInterdite.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/triadeInterdite.JPG" border="0" /></a> </p>
<p align="center"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">La triade interdite C-A-B</span></span> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">Les processus cognitifs d&rsquo;&eacute;change d&rsquo;information conduisent &agrave; l&rsquo;existence d&rsquo;une relation B-C au moins faible.</span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">Du point de vue structurel, un pont est un chemin dans un vaste r&eacute;seau qui repr&eacute;sente l&rsquo;unique passage possible lorsque deux n&oelig;uds A et B communiquent. Le chemin A-&hellip;-B est la seule route qui permet un envoi et/ou une r&eacute;ception d&rsquo;information entre un contact de A &agrave; destination d&rsquo;un contact de B. Compte tenu de ce que nous avons constat&eacute; sur la triade interdite, il n&rsquo;est pas possible qu&rsquo;un pont soit un lien fort, il y aurait alors une cl&ocirc;ture qui ouvrirait plusieurs chemins de communication, <strong>il s&rsquo;agit n&eacute;cessairement d&rsquo;un lien faible</strong>.</span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">La valeur d&rsquo;un lien faible d&eacute;rive alors directement de sa position particuli&egrave;re dans la topologie du r&eacute;seau, il constitue un pont, donc un passage qui peut causer beaucoup de d&eacute;g&acirc;t au processus de transmission d&rsquo;information s&rsquo;il est retir&eacute;.</span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">Ainsi, quelque soit le message &agrave; diffuser ou les comportements &agrave; promouvoir, pour atteindre un large nombre de personnes, il est pr&eacute;f&eacute;rable de travailler &agrave; travers des liens faibles plut&ocirc;t que des liens forts.</span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">Les liens faibles dans les r&eacute;seaux personnels</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp; Une premi&egrave;re cons&eacute;quence est l&rsquo;utilit&eacute; tr&egrave;s forte des liens faibles dans le fonctionnement des r&eacute;seaux personnels, notamment pour la mobilit&eacute; professionnelle. C&rsquo;est eux qui transmettent l&rsquo;information la plus riche et la plus int&eacute;ressante concernant des opportunit&eacute;s nouvelles de poste offrant des &eacute;volutions de carri&egrave;re int&eacute;ressante.</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">Les liens faibles et l&rsquo;efficacit&eacute; des organisations</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp; </span><span><span style="font-size: 12pt">Pourquoi certaines communaut&eacute;s s&rsquo;organisent facilement et efficacement pour atteindre leur objectif commun tandis que d&rsquo;autres semblent incapable de se mobiliser, m&ecirc;me contre des menaces existentielles&nbsp;? </span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span><span><span style="font-size: 12pt">Ici encore, les liens faibles sont une caract&eacute;ristique int&eacute;ressante de ces communaut&eacute;s. M&ecirc;me si les media de masse rendent chacun conscient d&rsquo;un danger ou d&rsquo;un obstacle, les individus ont besoin d&rsquo;obtenir ces m&ecirc;mes informations via des liens personnels afin d&rsquo;agir.</span></span><span><span style="font-size: 12pt">Si la prise de conscience est forte au sein d&rsquo;un petit groupe fortement li&eacute;s, une clique dans la th&eacute;orie des graphes, il est n&eacute;cessaire que ce groupe soit faiblement li&eacute; &agrave; d&rsquo;autres groupes afin de diffuser cette prise de conscience. Sans cette diffusion, la prise de conscience doit &ecirc;tre simultan&eacute;e dans chaque groupe ind&eacute;pendant.</span></span><span><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span></span> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">Le probl&egrave;me de la confiance dans les leaders trouve ainsi un d&eacute;veloppement nouveau. Le leadership est la capacit&eacute; &agrave; anticiper et &agrave; agir sur les repr&eacute;sentations en fonction des difficult&eacute;s. La fragmentation d&rsquo;une organisation, quand elle est trop importante, en r&eacute;duisant le nombre de liens d&rsquo;un dirigeant &agrave; ses collaborateurs potentiels inhibera ses capacit&eacute;s de conviction au-del&agrave; de son cercle proche.</span></span> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt"></span></span></p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt"><a id="res_3166" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/exempleEtude.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/exempleEtude.JPG" border="0" /></a></span></span> </p>
<p align="center"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">L&rsquo;une des nombreuses &eacute;tudes confirmant les caract&eacute;ristiques des liens interpersonnels et la dynamique des r&eacute;seaux sociaux</span></span></span> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt"></span></span></p>
<p><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">&nbsp;</span></span> <span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt">Le d&eacute;veloppement des moyens de communication offre une observation des caract&eacute;ristiques des liens faibles et forts de M. Granovetter. Ainsi, l&rsquo;&eacute;tude &laquo;&nbsp;Structure and tie strengths in mobile communication networks&nbsp;&raquo; (http://arxiv.org/ abs/physics/0610104) &agrave; partir des bases de donn&eacute;es des t&eacute;l&eacute;phones mobiles et des &eacute;changes d&rsquo;email, qui contiennent des enregistrements d&eacute;taill&eacute;s des interactions humaines via les outils de la mobilit&eacute; &agrave; confirmer l&rsquo;importance relative des liens. A partir de ces donn&eacute;es brutes, les sch&eacute;mas d&rsquo;interactions peuvent &ecirc;tre mod&eacute;lis&eacute;s pour des millions d&rsquo;interactions. Le r&eacute;sultat de cette &eacute;tude est la nature forte des liens interpersonnels &agrave; un niveau local des r&eacute;seaux et la nature faible des liens entre les sous r&eacute;seaux. En terme de robustesse, la cons&eacute;quence est la r&eacute;sistance du r&eacute;seau &agrave; la suppression de quelques liens forts, alors que la suppression de quelques liens faibles conduit &agrave; sa fragmentation et &agrave; la diminution de sa capacit&eacute; &agrave; agir. </span></span>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/09/28/r-sum-les-r-seaux-sociaux-ou-l-infrastructure-de-la-soci-t-civile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Etude de cas : les ruptures technologiques et la distribution de puissance du système international, le cas des gaz non conventionnels</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/19/etude-de-cas-les-ruptures-technologiques-et-la-distribution-de-puissance-du-syst-me-internationale-le-cas-des-gaz-non-conventionnel/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/19/etude-de-cas-les-ruptures-technologiques-et-la-distribution-de-puissance-du-syst-me-internationale-le-cas-des-gaz-non-conventionnel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 09:49:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Energie, matières premières et Environnement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/19/etude-de-cas-les-ruptures-technologiques-et-la-distribution-de-puissance-du-syst-me-internationale-le-cas-des-gaz-non-conventionnel/</guid>
		<description><![CDATA[Problématique : d’un point de vue réaliste, les 192 pays de la planète sont organisés suivant un mode systémique caractérisé par une anarchie structurelle (l’irruption d’un conflit violent est une possibilité permanente). Dans ce contexte, le paramètre important du système international c&#8217;est le nombre de pôles de puissance.  Un monde unipolaire est un système où il y a un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><strong><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Problématique</span></strong><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"> : d’un point de vue réaliste, les 192 pays de la planète sont organisés suivant un mode systémique caractérisé par une anarchie structurelle (l’irruption d’un conflit violent est une possibilité permanente). Dans ce contexte, le paramètre important du système international c&#8217;est le nombre de pôles de puissance. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"> </span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Un monde unipolaire est un système où il y a un pays hégémonique qui régule le système à la fois dans son intérêt mais aussi dans celui du système global. Un monde bipolaire est un système ou la rivalité de deux superpuissances s’équilibre en permanence. La question est alors de savoir si cet équilibre est stable ou non. Enfin, un monde multipolaire est celui où une distribution de puissance est répartie sur un ensemble de pays. Le nombre de pôle est donc le résultat de la répartition de la puissance. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Aujourd’hui, le facteur technologique semble être le plus discriminant en matière de<span>  </span>puissance. Qu’il concerne l’emploi de forces armées avec des frappes chirurgicales (la Guerre du Golf de 1991) ou la capacité d’interception et d’intervention dans le cyberespace (Google et la Chine) ou la lutte contre le changement climatique (le poids du solaire et de l’hydraulique dans l’indépendance énergétique). Or, la difficulté de cet aspect de la puissance est sa difficile prédictabilité. En effet, les évolutions technologiques sont souvent décrites sous la forme de ruptures ce qui leur confère un caractère imprévisible et donc déstabilisant pour le système international. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"> </span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">L’analyse technologique ne peut plus être réduite à l’évaluation du potentiel technique d’un procédé et son impact en terme d’innovation dans la chaîne de valeur. En effet, face aux enjeux de politique internationale, les acteurs stratégiques cherchent de plus en plus de solutions politiques du côté de l’innovation technologique comme dans le cas de l’énergie et du changement climatique. Cela a pour effet de positionner les ruptures technologiques au cœur de l’analyse géopolitique sur beaucoup de sujets.</span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"> </span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">La première conséquence d’une rupture technologie, notamment dans le domaine de l’énergie, est de provoquer une nouvelle distribution du pouvoir sur la scène internationale. Ainsi, l’exemple des gaz schisteux est intéressant à prendre comme étude de cas de ce phénomène.</span> </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><strong><span style="font-size: 12pt;font-family: 'Courier New'">Etude de cas : les gaz non conventionnels</span></strong> </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">La situation du gaz conventionnel en 2007 est illustrée par la carte suivante :</span> </span></p>
<div><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"></span></div>
<p><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center"> <a id="res_2996" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/GasSituation.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/GasSituation.JPG" border="0" alt="" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Les Etats-Unis (US) sont un faible importateur à la différence de l’Europe (UE). Cependant, le rythme de la demande et la répartition des réserves entre quelques pays, Iran, Russie et Qatar pose un problème commun de sécurisation des approvisionnements aux importateurs US et UE. Mais, cette problématique de géopolitique de l’énergie est en train de disparaître de l’agenda de la politique énergétique américaine sous l’effet d’une rupture technologique. En effet, grâce à des innovations, les producteurs indépendants (Chesapeake, XTO ou Devon) ont multiplié par 4 la production américaine de gaz non conventionnel depuis 1990 ce qui redessine la carte des importations et des exportations.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Pour rappel, les gaz non conventionnels sont le gaz de charbon (grisou), le gaz de schistes (dans les roches) et le « tight gas ». Ces gaz ne peuvent pas être exploité avec des puits classiques d’où leur qualification de non conventionnel (les réservoirs sont d’accès non verticaux). Mais, ils ont la même composition chimique que le gaz conventionnel et donc la même valeur sur le marché. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Cette hausse de la production américaine a un impact sur les quantités importées et donc sur la dépendance gazière. Ainsi, en 2009 les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial. Par conséquent, les infrastructures US utilisées pour les importations de gaz sous la forme de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) n’ont fonctionné qu’à 10% de leurs capacités. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">La rupture technologique a modifié la répartition de puissance des entreprises dans le domaine du gaz, elle a changé la configuration entre l’offre et la demande. Enfin, elle a modifié la dépendance gazière des Etats-Unis vis-à-vis de ses fournisseurs. La technologie est donc une variable importante dans la distribution de puissance entre pays modifiant ainsi le nombre de pôles du système international. Plus généralement, quel est l’impact d’une rupture, d’un changement rapide de la variable technologique, sur l’équilibre des forces entre grandes puissances et le système international ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <strong><span style="font-size: 12pt;font-family: 'Courier New'">Qu’est ce qu’une rupture technologique ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Dans le cas de l’exploitation du gaz non conventionnel la rupture récente n’est pas totale. En effet, l’exploitation de gaz non conventionnel date de 1820 aux Etats-Unis, la production de masse a débuté il y a 40 ans, en 1980 il y avait déjà 10 000 puits en activité. La part de gaz non conventionnel dans la production de gaz des US montre qu’il n’y a pas de nouveauté radicale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center">  <a id="res_2997" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/gazNonConventionnel.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/gazNonConventionnel.JPG" border="0" alt="" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center">Part du gaz non conventionnel dans la production US</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Plutôt, la nouveauté radicale et le résultat de la conjonction de facteurs d’incertitudes. Nous pouvons distinguer 3 types de facteurs ayant masqué cette rupture technologique :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: 'Courier New'"><span>-<span style="font-family: 'Times New Roman'">       </span></span></span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Technique : les processus et les équipements étaient connus aux cours des années 2000, mais les améliorations du forage horizontal et de la fracturation hydraulique (fracking) ont simplement rendu ces techniques rentables pour de petites exploitations.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: 'Courier New'"><span>-<span style="font-family: 'Times New Roman'">       </span></span></span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Economique : la baisse des prix des services d’ingénierie nécessaires à l’exploitation a permis aux acteurs indépendants de survivre malgré la baisse des cours du gaz </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: 'Courier New'"><span>-<span style="font-family: 'Times New Roman'">       </span></span></span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Organisationnel : les majors pétroliers, compte tenu de leur taille financière et de leur capital technologique se concentrent principalement sur les gros gisements. Or les gaz non conventionnels sont de petits gisements nombreux dont l’exploitation est rapide.<span>  </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">La combinaison de ces 3 facteurs a couvert la situation d’incubation des innovations d’un « voile d’ignorance » ne permettant pas aux acteurs stratégiques d’anticiper la situation à venir. Ils ne sont pas en mesure de prévoir la nouvelle configuration des dépendances à venir. Après la diffusion de la rupture technologique sur le marché, la distribution du pouvoir entre les acteurs est entièrement nouvelle. Il ne leur reste plus qu’à réagir alors que la technologie est en phase de maturation. C’est la très classique courbe en S que l’on trouve dans les ouvrages concernant l’innovation technologique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center">  <a id="res_2998" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/CourbeS.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/CourbeS.JPG" border="0" alt="" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center">Phase de développement dans le temps d&#8217;une technologie sur un marché</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Le mécanisme de cette courbe, explicité par M. Porter, du potentiel de performance d’une technologie qui suit une courbe en S en fonction du temps et des ressources consacrées à son développement induit nécessairement un enjeu géopolitique. En effet, pendant la mise au point de la technologie, l’incubation, la période durant laquelle elle nécessite un fort investissement, les dépendances associées sont incertaines voir méconnues. Le cas du Coltan pour l’industrie électronique est à cet égard très frappant. Peu d’acteurs ayant anticipé les problèmes d’exploitation de cette ressource au Congo et l’amplification des conflits dans la région du Kivu lors de la mise au point des téléphones et des ordinateurs portables.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Ensuite, la phase d’industrialisation de la technologie, la diffusion, voit les gains de productivité important se mettre en place, ainsi que les dépendances critiques à l’égard des matières premières, des brevets ou du savoir faire. C’est la phase pendant laquelle la dimension politique du processus industriel se met en place. Toujours dans le cas du Coltan, si l’Australie est bien le premier producteur mondial, les réserves les plus importantes sont au Congo et l’état de l’art ne permet pas d’avoir de substitut à cette ressource pour l’industrie électronique.</span> Les réserves du Congo deviennent de fait un enjeu stratégique.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Finalement, la phase de maturité technologique qui stabilise les procédés et les coûts établie une pression sur les acteurs stratégiques qui doivent équilibrer les dépendances par des interdépendances afin de sécuriser ce qui devient des intérêts nationaux. Les moyens financiers et militaires sont généralement les plus utilisés car les risques politiques deviennent difficilement contrôlables dans cette phase. Ainsi, le débordement du conflit du Kivu et la régionalisation de l’exploitation du Coltan par les pays voisins : Rwanda et Ouganda ne laisse pas d’autre alternative à la Communauté Internationale que le recours à des moyens coercitifs.</span> Ce qu&#8217;elle ne peut faire compte tenu des difficultés politiques rencontrées. Elle n&#8217;a aucun moyen d&#8217;envisager une exploitation responsable, socialement et pour l&#8217;environnement de cette matière première au Kivu. Le recours aux moyens militaires semble le seul recours pour les acteurs concernés. </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">A chaque stade de développement, il faut une stratégie adéquate ce qui veut dire que les Etats et les entreprises doivent savoir gérer les ruptures. Au contraire, la diminution du rôle de l’Etat dans les politiques industrielles fait porter sur les entreprises et donc les investisseurs le risque politique. Une situation qui met en danger le processus de globalisation des entreprises.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <strong><span style="font-size: 12pt;font-family: 'Courier New'">Quels impacts pour les relations internationales ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Reprenons notre fil conducteur de l’exploitation des gaz non conventionnels. Face à l’émergence de nouveaux acteurs, la stratégie des majors pétroliers est d’investir massivement pour prendre le contrôle de ces acteurs indépendants qui ont émergé (Shell, Exxon et Total ont ainsi déboursé $48 milliards). Ce qui est intéressant dans cette réaction c’est le recours aux moyens financiers. Ceux-ci sont les plus souples et adaptables pour réagir face à un changement de distribution du pouvoir constaté dans la phase de maturation, parmi les entreprises du secteur. Par analogie, il est très probable que les Etats considèrent les moyens militaires comme étant les plus adaptables pour sécuriser les approvisionnements critiques.</span> Ainsi, l&#8217;ignorance de la phase d&#8217;incubation ne laisse pas d&#8217;autres choix aux acteurs que de renforcer leurs moyens financiers, diplomatiques et militaires pour gérer les dépendances nouvelles qui accompagnent une rupture technologique.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Cet élément est renforcé par l&#8217;analyse des impacts induits par une rupture en terme de géopolitique de l’énergie. Ainsi, il y a 4 impacts majeurs, deux chez les détenteurs de réserve de gaz non conventionnel et deux chez les producteurs de gaz conventionnel.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Les heureux détenteurs des réserves de gaz non conventionnels, les Etats-Unis, voient leur indépendance gazière s’accroître. De plus, en devenant un producteur de gaz important ils peuvent aussi devenir un exportateur et créer une dépendance envers un futur acheteur.</span> C&#8217;est un nouveau levier d&#8217;action diplomatique qui se met en place.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Ainsi, selon l’AIE les réserves mondiales de gaz non conventionnel sont estimées à 3600 Gm<sup>3</sup> (d’autres estimations sont de l’ordre de 448<span>  </span>Gm<sup>3</sup>) soit 60% de la production américaine en 2030 ou 100 ans de production au niveau de 2006. Les réserves US seraient de 109 Gm<sup>3</sup>. Des réserves importantes existent aux US dans les états de New York, Ohio et la Pennsylvanie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">La perspective de pouvoir exercer une pression sur des pays gros exportateurs de gaz conventionnel comme l’Iran ou la Russie ne doit pas laisser indifférent les diplomates de Washington. Ils pourront agir sur le cadre juridique de l’exploitation nationale afin d’accroître celle-ci et développer ce moyen de pression diplomatique. Notamment en limitant le coût des pollutions engendrées par ces nouveaux procédés. Ainsi, en 2005, le gouvernement américain a exempté l’extraction de ces gaz du Clean Water Act sur lequel se fonde l’action de l’Environmental Protection Agency. La réaction des défenseurs de l’environnement peut alors gêner à un tel développement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Il y a aussi les heureux détenteurs de réserve de gaz non conventionnel qui n’ont plus qu’à acquérir la technologie pour exploiter leur richesse, c’est le cas de la Chine. Les entreprises occidentales fournissent la technologie et la Chine les réserves et les moyens financiers. Une nouvelle interdépendance se met en place, la question est de savoir s’il y aura plus ou moins de risques de friction ou de coopération dans cette interdépendance naissante. Là encore, la diplomatie sera au coeur de cette interdépendance.</span> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Malheureusement, pour les pays producteurs de gaz conventionnel entretenant de bonne relation avec les US, ils verront leurs investissements d’infrastructures pour l’exportation de gaz conventionnel mis en danger comme c’est le cas en Algérie. Si les pays concernés ne peuvent faire face à l’impact négatif sur le chômage et la stabilité sociale, alors cela peut conduire à des conflits internes sources de difficultés pour la communauté internationale. La seule stratégie possible pour ces pays producteurs de gaz conventionnel est de trouver de nouveaux clients, parfois en baissant les prix de vente ou en augmentant leur consommation domestique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Ainsi, la nature des impacts d&#8217;une rupture technologique conduit les Etats a entretenir en permanence leur capacité d&#8217;actions financière et militaire en vue de limiter et de gérer ces brusques changement de rapports de force.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">La première conclusion de ce cas d’étude est la possibilité d’être en situation d’ignorance dans la phase d’incubation d’une technologie dans le domaine énergétique. Cela induit une possibilité permanente de redistribution de la puissance entre les pôles du système internationale. Les ruptures technologiques renforcent l&#8217;anarchie structurelle du système internationale. La seconde conclusion est la nécessité de posséder un moyen le plus adaptable possible pour minimiser le changement de configuration de pouvoir après la diffusion d’une rupture technologique : l’argent ou la force armée. La dernière conclusion ou plutôt remarque, ce processus n’a de sens que devant la nécessité d’augmenter la production de gaz pour répondre à l’augmentation du besoin et limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond"> </span><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Ainsi, l’impact d’une rupture technologique dans le domaine de l’énergie est très important au niveau de la reconfiguration des interdépendances de la société internationale.</span> Elle contribue à l&#8217;anarchie structurelle du système internationale.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Imaginons la généralisation de cette étude de cas à l’ensemble des sources d’énergie à venir. La lutte contre les effets du changement climatique nous impose un rythme rapide de ruptures technologiques qui entraînent la déstabilisation du système internationale. Par conséquent, le déploiement de moyens financiers et militaires est de plus en plus important pour maintenir l’équilibre des forces entre les grands pays producteurs et consommateurs. N’est ce pas là un risque sur la sécurité collective ? Voyons ce que le prochain sommet sur le changement climatique nous apportera comme ébauche de réponse.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Sources : </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Emmanuel GRASLAND, « Gaz : la myopie des majors pétrolières », Les Echo, 8/7/2010, p12</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Philippe COPINSCHI, « Mirage et péril du gaz non conventionnel en Europe, La Tribune, 28/04/2010</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: 12pt;font-family: Garamond">Djamel BENACHOUR, « Développement du gaz non conventionnel aux US : des installations valant des milliards risque la rouillent en Algérie, El Watan, 21/4/2010</span></p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/19/etude-de-cas-les-ruptures-technologiques-et-la-distribution-de-puissance-du-syst-me-internationale-le-cas-des-gaz-non-conventionnel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Summary: « Anarchy is what States make of it: the social construction of power politics. »</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/15/summary-anarchy-is-what-states-make-of-it-the-social-construction-of-power-politics/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/15/summary-anarchy-is-what-states-make-of-it-the-social-construction-of-power-politics/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 10:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie et Relations Internationales]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/15/summary-anarchy-is-what-states-make-of-it-the-social-construction-of-power-politics/</guid>
		<description><![CDATA[At a time where the media are more and more present to describe the international events, like the Gaza Flotilla, I suggest a summary of the key fondation article of constructivism by Alexander Wendt,&#160;which enable us to understand the process of identity formation. A. Wendt, &#34;Anarchy is what States make of it&#34;, International organization, vol. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>At a time where the media are more and more present to describe the international events, like the Gaza Flotilla, I suggest a summary of the key fondation article of constructivism by Alexander Wendt,&nbsp;which enable us to understand the process of identity formation. </p>
<p>A. Wendt, &quot;Anarchy is what States make of it&quot;, International organization, vol. 46, n&deg;2, spring 1992. This article may be found at http://www.jstor.org/pss/2706858 </p>
<p>This approach helps to clarify the question on the origin of the action&rsquo;s State: is it influenced whether by structure or process? Realist or Liberal frameworks considered State&rsquo;s interest as the origin of its foreign policy and it is exogenously given. The State defined its interest by its self, its self-interest. Theses approaches defined process as interaction between actors already constituted before they interact. On the contrary, the constructivist approach emphasizes the transformation of identity, so of interest, through the interactions&rsquo; process which lead to the shared-interest of actors. It focuses on the identity and interest formation. The constructivist assumption is that identity and interest are the result of intersubjective process concerning the group of actors. It induces a major change: identity and interest are the dependant variables. Indeed, the structural aspect of anarchy is not an efficient cause of shared practices and behaviours between actors. &ldquo;Self-help and power politics are institutions, not essential features of anarchy: Anarchy is what states make of it.&rdquo; </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center">&nbsp;<img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/ConseilSecurite.JPG" border="0" />&nbsp; </p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center">The stage of the Security Council where actors are sharing their identity, what about the spectators? </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">
<p>Anarchy structure of the world politics contains as much predatory behaviour from political actors as cooperative one. For neo-realist, the possibility of war is the efficient cause of power politics emergence. From a social point of view, power politics is an institution which results from interaction between actors. Anarchy is simply a necessary condition for the emergence of group behaviours. </p>
<p>The main argument in favour of this statement is the intersubjective nature of the concept of friends or foes. For example, few nuclear missiles from North Korea are perceived as a threat by the US but several nuclear missiles from Great Britain are not. Political actors based their behaviour on the perception and the meaning of other&rsquo;s behaviour. It is based on the shared knowledge of each others.
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>In consequence, each actor will acquire a set of rules for duties and expectations from others. The continuous participation to the exchanges will reinforce this role which will become an identity role. Then, this identity is the starting point of the self-interest definition. It is also the criteria for the friend/foe evaluation within a specific situation. The collection of identities and interest through a forum define an institution in charge of the group dynamics of theses identities. It plays a socialisation and rule codification roles.The anarchical structure of the international stage constraints the identity formation process to focus on the security of the self, its duration through the eyes of other actors. As a result, there are several types of security systems which emerge: </p>
<p>&nbsp;-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; competitive security system </p>
<p>&nbsp;-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; individualistic security system </p>
<p>&nbsp;-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; cooperative security system </p>
<p>In each one a set of identity roles is shared between actors. These intersubjectives roles are first built from the material capabilities of the actor before they start to interact: territories, domestic rules and laws, and the will to secure these assets. </p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>The identity process formation is explained by the symbolic interactionist process of the mirror reflection metaphor. An actor finds its identity in the eye of the other which reflect it like in a mirror.
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center">&nbsp;<a id="res_2990" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/Miroir.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/Miroir.JPG" border="0" /></a> </p>
<p align="center">The perception of the self trough the mirror effect may be misleading! </p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>On a more practical side, the decisions are based not on objective probabilities but on subjective probabilities resulting from the perceptions of what other actors implement.
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"><a id="res_2991" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/ActeSocial.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/ActeSocial.JPG" border="0" /></a> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center">Social act on the international stage&nbsp; </p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>Each actor perception is an interpretation about other intention. Two variables help to determine this intention, the material capabilities which are used. For example, the full mobilization of the Russian armies by the Tsar Nicholas II was an objective signal to the Germans. The second is the interpretation of this signal. For the chancellor T. Bethmann Hollweg it has the meaning that European countries were on the eve of the First World War. This process of signalling and interpreting and its repetition create the shared identities and interest between actors of the international community.&nbsp;
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/15/summary-anarchy-is-what-states-make-of-it-the-social-construction-of-power-politics/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Note de synthèse : L’instrumentalisation des matières premières, un contre argument</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/12/note-de-synth-se-l-instrumentalisation-des-mati-res-premi-res-un-contre-argument/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/12/note-de-synth-se-l-instrumentalisation-des-mati-res-premi-res-un-contre-argument/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 15:47:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Media et Opinion Publique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/12/note-de-synth-se-l-instrumentalisation-des-mati-res-premi-res-un-contre-argument/</guid>
		<description><![CDATA[Est-ce un signe des temps de raret&#233; ? La derni&#232;re campagne m&#233;diatique de l&#8217;administration Obama pour convaincre ses partenaires et la Communaut&#233; Internationale de partager le lourd fardeau du probl&#232;me de s&#233;curit&#233; collective pos&#233; par l&#8217;Afghanistan fit un rapide pschitt&#160;avant de quitter la sph&#232;re m&#233;diatique ! N&#233;anmoins, l&#8217;instrumentalisation des mati&#232;res premi&#232;res pour convaincre la Communaut&#233; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span><span style="font-size: small">Est-ce un signe des temps de raret&eacute; ? La derni&egrave;re campagne m&eacute;diatique de l&rsquo;administration Obama pour convaincre ses partenaires et la Communaut&eacute; Internationale de partager le lourd fardeau du probl&egrave;me de s&eacute;curit&eacute; collective pos&eacute; par l&rsquo;Afghanistan fit un rapide pschitt&nbsp;avant de quitter la sph&egrave;re m&eacute;diatique ! N&eacute;anmoins, l&rsquo;instrumentalisation des mati&egrave;res premi&egrave;res pour convaincre la Communaut&eacute; des pays industrialis&eacute;s et &eacute;mergents de s&rsquo;impliquer dans la s&eacute;curisation de l&rsquo;Afghanistan est une strat&eacute;gie avec un avenir prometteur dans un syst&egrave;me international caract&eacute;ris&eacute; par la raret&eacute; des ressources. Je vous propose une note de synth&egrave;se sur cette campagne m&eacute;diatique afin de pouvoir d&eacute;crypter les prochaines &agrave; venir.</span></span><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span><a id="res_2976" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/2976-14minerals-graphic-popup.jpg"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/2976-14minerals-graphic-popup.jpg" border="0" /></span></a></span></span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span></p>
<p><span>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><em><span><span style="font-size: small">Carte des richesses min&eacute;rales pr&eacute;sent&eacute;e par le New York Times</span></span></em><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p><em><span><span style="font-size: small"></span></span></em><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span></span><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span></span><span><span style="font-size: small"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>Selon le New York Times du 14 juin 2010, l&rsquo;Afghanistan rec&egrave;lerai $1 trillion de ressources min&eacute;rales non exploit&eacute;es. Un v&eacute;ritable tr&eacute;sor pour une &eacute;conomie mondiale soumise &agrave; une raret&eacute; croissante des mati&egrave;res premi&egrave;res. Cette nouvelle est directement corr&eacute;l&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de la situation diplomatique et militaire en Afghanistan. Les missions des troupes arm&eacute;es sur le terrain sont difficiles et les r&eacute;sultats ne sont pas probants. Ils ne d&eacute;montrent pas une prise de contr&ocirc;le effective des villages et des territoires<span>&nbsp;</span>Talibans malgr&eacute; des dizaines de milliers d&rsquo;hommes et de mat&eacute;riels suppl&eacute;mentaires conduit par l&rsquo;&eacute;lite de la strat&eacute;gie contre insurrectionnelle am&eacute;ricaine.</span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Au niveau diplomatique, le pr&eacute;sident Karzai semble douter s&eacute;rieusement de la capacit&eacute; des US et des pays engag&eacute;s &agrave; lutter efficacement contre l&rsquo;influence des Talibans et du Pakistan. Ces deux acteurs deviennent de ce fait des interlocuteurs politiques incontournables. Toujours&nbsp;d&#8217;apr&egrave;s le New York Times (</span><span style="color: #0b6ead;font-family: arial,helvetica,sans-serif">http://www.nytimes.com/2010/06/13/</span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"> world/asia/ 13afghan.html ?_r=2&amp;ref=asia), il aurait demand&eacute; de retirer le Mollah Omar de la liste des terroristes de l&rsquo;ONU. </span></span><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;<span>L&rsquo;apparition de la nouvelle de l&rsquo;eldorado min&eacute;ral d&rsquo;Afghanistan dans le New York Times<span>&nbsp;</span>appara&icirc;t dans ce contexte diplomatico-militaire comme une campagne de communication strat&eacute;gique visant &agrave; ranimer l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et la solidarit&eacute; des pays engag&eacute;s sur le terrain. Face &agrave; une difficult&eacute; av&eacute;r&eacute;e sur le th&eacute;&acirc;tre d&#8217;op&eacute;ration, l&#8217;objectif de la campagne de communication strat&eacute;gique est de modifier la perception de cet obstacle.</span></span></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>En suivant le journal am&eacute;ricain, les r&eacute;serves de cuivre, de fer et lithium (sans parler des m&eacute;taux rares) seraient impressionnantes. Ce qui est surprenant c&rsquo;est le timing de ces r&eacute;v&eacute;lations. En effet, les g&eacute;ologues am&eacute;ricains, britanniques et afghans sont au courant de ces richesses depuis au moins l&rsquo;ann&eacute;e 2007. L&rsquo;association am&eacute;ricaine US Geological Survey (USGS) met &agrave; disposition les images des campagnes scientifiques sur le site web d&eacute;di&eacute; &agrave; la publication des r&eacute;sultats.</span> </span></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span><a id="res_2979" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/USGS.JPG"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/USGS.JPG" border="0" /></span></a><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span></p>
<p align="center"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><em><span>http://afghanistan.cr.usgs.gov/index.php</span></em> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p></span></span></span><span><span style="font-size: small"></span></span><span><span style="font-size: small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>Ce d&eacute;calage&nbsp;entre la&nbsp;chronologie des faits et la diffusion des informations est le premier signe d&#8217;une campagne de communication strat&eacute;gique.&nbsp;Une enqu&ecirc;te approfondie du magazine Foreign Policy et de Link TV fait appara&icirc;tre que cette nouvelle est le r&eacute;sultat d&rsquo;une campagne&nbsp;media lanc&eacute;e par le Pentagon (Paul Brinkley directeur de la Task Force for Business and Stability Operations &#8211; TFBSO) afin d&rsquo;aider le gouvernement afghan &agrave; d&eacute;velopper ses ressources. La th&eacute;orie soutenant cette d&eacute;marche est celle de la concomitance du d&eacute;veloppement &eacute;conomique, de la d&eacute;mocratisation et de la &laquo;&nbsp;pacification&nbsp;&raquo; de la soci&eacute;t&eacute; civile.</span> Lorsque l&#8217;&eacute;conomie se d&eacute;veloppe, les institutions politiques et la soci&eacute;t&eacute; civile font de m&ecirc;me. Le second signe d&#8217;une campagne de communication strat&eacute;gique peut &ecirc;tre d&eacute;cel&eacute; via le chemin de diffusion de l&#8217;information.</span></span> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span><span>Cette campagne m&eacute;diatique suit le sch&eacute;ma convenu de la communication strat&eacute;gique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;utiliser des faits &eacute;tablis et de les utiliser pour produire un effet sur une audience cibl&eacute;e. La difficult&eacute; consiste &agrave; &eacute;laborer cet effet. Dans notre exemple, le concepteur de l&rsquo;information est la Task Force TFBSO du Pentagon.&nbsp;</span></span> Il n&#8217;apparait pas clairement dans la diffusion de l&#8217;information. Il n&#8217;est pas mentionn&eacute; dans l&#8217;article du New York Times qui a lanc&eacute; la campagne m&eacute;dia.</span></span> </p>
<p align="center"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;&nbsp;<a id="res_2988" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/TSBO.jpg"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/TSBO.jpg" border="0" /></a></span><a id="res_2978" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/TSFBO.JPG"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></a><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span></p>
<p align="center"><span><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>Le concepteur de la campagne m&eacute;dia sur les richesses min&eacute;rales de l&rsquo;Afghanistan (http://tfbso.defense.gov/)</span>&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial"></span><span></span><span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>L&rsquo;information doit &ecirc;tre ensuite publi&eacute;e dans la sph&egrave;re publique. Deux moyens sont offerts&nbsp;: la publication confidentielle ou l&rsquo;utilisation d&rsquo;un grand m&eacute;dia. Dans le premier cas, c&rsquo;est la r&eacute;p&eacute;tition et la diffusion de l&rsquo;information qui lui donne sa cr&eacute;dibilit&eacute;. Le facteur qui contribue &agrave; sa diffusion c&rsquo;est la soi disant confidentialit&eacute;, donc l&rsquo;importance, de l&rsquo;information &eacute;conomique ainsi transmise. Dans le second cas, celui de notre exemple, le grand media choisi est le New York Time.</span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><a id="res_2977" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/NYT.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/NYT.JPG" border="0" /></a></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span></p>
<p></span></span></span>
<p align="center"><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">Emetteur de la campagne &agrave; destination de l&rsquo;opinion publique </span></p>
<p align="center"><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;(http://www.nytimes.com/2010/06/14/ world/asia/ 14minerals.html ?ref=global-home) </span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">L&#8217;avantage du grand m&eacute;dia c&#8217;est qu&#8217;il touche directement l&#8217;opinion publique. Il a l&rsquo;avantage de fournir imm&eacute;diatement la cr&eacute;dibilit&eacute; n&eacute;cessaire&nbsp;ce qui acc&eacute;l&egrave;re la diffusion de l&rsquo;information &agrave; toute la sph&egrave;re publique. Comme par exemple la reprise de l&rsquo;information par The Independant&nbsp;: </span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a id="res_2975" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/1506TheIndependent.jpg"><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/1506TheIndependent.jpg" border="0" /></span></a><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span></p>
<p align="center"><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;Un relayeur parmi d&rsquo;autres, de la diffusion de l&rsquo;information de la campagne m&eacute;dia&nbsp; </span></p>
<p><span><span style="font-size: small"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">La reprise et la diffusion dans la sph&egrave;re publique de l&rsquo;information sont un processus exponentiel. Plus elle est diffus&eacute;e, plus &laquo;&nbsp;on en parle&nbsp;&raquo;, plus elle est vraie et importante. Ainsi, l&#8217;existence d&#8217;un concepteur peu visible, d&#8217;un &eacute;metteur tr&egrave;s visible et de multiples&nbsp;relayeurs &quot;p&eacute;riph&eacute;riques&quot;&nbsp;sont les pivots essentiels &agrave; une bonne campagne de&nbsp;communication strat&eacute;gique. La difficult&eacute; est de trouver les bons arguments pour obtenirl l&#8217;effet escompt&eacute; au pr&egrave;s des audiences cibl&eacute;s.</span></span></span></span> </p>
<p><span><span style="font-size: small"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Dans notre exemple, l&rsquo;objectif est de sensibiliser les opinions publiques pour qu&rsquo;elles supportent les dirigeants des pays intervenant en Afghanistan. L&rsquo;argument &eacute;tant que le d&eacute;veloppement &eacute;conomique est le meilleur moyen de r&eacute;duire l&rsquo;influence des Talibans. C</span></span></span></span><span><span style="font-size: small"><span><span><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>ette communication strat&eacute;gique a pour objectif de gagner le support des populations <span>&nbsp;</span>pour soutenir les pays de l&rsquo;OTAN et le gouvernement afghan dans leurs efforts de s&eacute;curisation des institutions gouvernementales. </span></span></span></span></span></span></span><span><span style="font-size: small"><span><span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>Ce qui est&nbsp;nouveau c&rsquo;est l&rsquo;instrumentalisation de la pr&eacute;sence de ressources min&eacute;rales pour convaincre les acteurs que l&rsquo;Afghanistan peut &ecirc;tre stabilis&eacute;. En effet, les affres du Soudan, les difficult&eacute;s du Nigeria ou de l&rsquo;Irak et de tant de pays fournisseurs d&rsquo;&eacute;nergie ou de mati&egrave;res premi&egrave;res ne semblent pas offrir d&rsquo;arguments convaincants quant au r&ocirc;le pacifique des mati&egrave;res premi&egrave;res pour la stabilisation et la d&eacute;mocratisation des Etats. Cela parait m&ecirc;me &ecirc;tre le contraire&nbsp;!&nbsp;</span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></p>
<p><span><span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span>La globalisation avait laiss&eacute; croire que le&nbsp;d&eacute;veloppement&nbsp;de la d&eacute;mocracie et du march&eacute;&nbsp;&eacute;taient&nbsp;corr&eacute;l&eacute;s. Le d&eacute;veloppement &eacute;conomique est un facteur difficile &agrave; coupler avec le d&eacute;veloppement des institutions gouvernementales.&nbsp;C&rsquo;est bien souvent celles-ci qui doivent pr&eacute; exister &agrave; celui-l&agrave;&nbsp;donnant d&egrave;s lors un r&ocirc;le important &agrave; l&rsquo;existence pr&eacute;alable d&rsquo;un fort sentiment national, n&rsquo;est ce pas, finalement,&nbsp;ce qui fait d&eacute;faut &agrave; l&rsquo;Afghanistan&nbsp;?</span></span></span></span> </p>
<p><span style="font-family: Arial">Au contraire, cette campagne m&eacute;diatique n&rsquo;est elle pas un moyen de dire &agrave; la Chine et au Pakistan de conclure une alliance avec les Talibans en contre partie d&rsquo;une exploitation &laquo;&nbsp;bien comprise&nbsp;&raquo; de richesses min&eacute;rales du pays&nbsp;?</span>&nbsp;<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"> </span></p>
<p></span></span></span></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif"></span></span></p>
<p><span><span style="font-size: small"></span></span><span style="font-size: small;font-family: arial,helvetica,sans-serif">&nbsp;</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/12/note-de-synth-se-l-instrumentalisation-des-mati-res-premi-res-un-contre-argument/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Risque pays : comment faire une évaluation régionale ?</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/09/risque-pays-comment-faire-une-valuation-r-gionale/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/09/risque-pays-comment-faire-une-valuation-r-gionale/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:11:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conflits, Défense et Sécurité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/09/risque-pays-comment-faire-une-valuation-r-gionale/</guid>
		<description><![CDATA[Le magazine “Foreign Policy” et le think tank “Fund For Peace” ont publié les résultats 2010 du “Failed State Index”. A partir d’une carte interactive, l’analyste peut choisir un pays et obtenir immédiatement la valeur de 12 indicateurs de « bonne gouvernance » et de stabilité des institutions politiques et sociales. C&#8217;est un ensemble d&#8217;indicateurs qui peuvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Le magazine “Foreign Policy” et le think tank “Fund For Peace” ont publié les résultats 2010 du “Failed State Index”. A partir d’une carte interactive, l’analyste peut choisir un pays et obtenir immédiatement la valeur de 12 indicateurs de « bonne gouvernance » et de stabilité des institutions politiques et sociales. C&#8217;est un ensemble d&#8217;indicateurs qui peuvent conditionner une décision d&#8217;investissements pour une entreprise, une banque ou d&#8217;intervention de sa diplomatie pour un état.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"><a id="res_2967" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/FSIMap.JPG"><img class="aligncenter" style="border-style: initial;border-color: initial;border-width: 0px" src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/FSIMap.JPG" alt="" width="120" height="75" border="0" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Site FSI : http://www.foreignpolicy.com/ ou Site FFP : http://www.fundforpeace.org/ </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Ces indicateurs sont un bon moyen d’objectiver une analyse politique en vue de produire une fiche de risque pays à destination d’une entreprise ou d’un service d’état. Considérons, par exemple, le risque politique d’un projet de gazoduc. Ce type d&#8217;infrastructures économiques est très dépendante de la gouvernance des territoires sur lesquelles elles sont implantées. Elles induisent généralement des relations quasi diplomatique d&#8217;état à état entre les acteurs économiques afin de garantir la sécurité des infrastructures et leur bon fonctionnement. D&#8217;autant plus que les échanges portent sur des périodes à long terme. Enfin, ces infrastructures traversent des régions entières ce qui augmente la complexité des risques. Plus précisément, la difficulté est d’agréger les indicateurs sur des pays distincts. Prenons la région du Caucase comme étude de cas avec un gazoduc allant de Bakou (Azerbaïdjan) jusqu’en Turquie en passant par la Géorgie. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"><a id="res_3188" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/qicarte37.jpg"><img class="aligncenter" style="border-style: initial;border-color: initial;border-width: 0px" src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/qicarte37.jpg" alt="" width="100" height="120" border="0" /></a></span></p>
<div style="text-align: center"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Carte d’illustration des routes de l&#8217;énergie du Caucase</span></em></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Géographiquement, cette région est constituée des trois pays : Géorgie (rang : 33, FSI = 91.8) Azerbaïdjan (rang : 56, FSI = 84.6) et Arménie (rang : 101, FSI = 74.3). Ils sont le cœur géographique des territoires traversés, ils sont entourés de grands voisins, la Russie (rang : 71, FSI = 80.8), l’Iran (rang : 38, FSI = 90) et la Turquie (rang : 85, FSI = 78.2). Auxquels, il faut ajouter la puissance globale américaine (rang : 159, FSI = 34). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Ces indicateurs (rang et FSI) doivent être numériquement interprété sur une échelle de valeur, c&#8217;est leur calibration. L&#8217;amplitude du rang va de 1 à 192, soit le nombre de pays de la communauté internationale. Le FSI est une agrégation de 12 indicateurs et il s’échelonne de 114.3, pour la Somalie (le plus instable), à 18.7 pour la Norvège (le plus stable).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"> L’utilisation de la moyenne des trois pays au cœur du Caucase donne un FSI de 83.6 ce qui place cette région entre la Bosnie-Herzégovine et l’Angola en terme de stabilité. Cependant, l’écart entre le FSI de la Géorgie et celui de l’Arménie, soit 17.5, représente 18% de l’écart (95.6) entre le pays le plus instable, la Somalie et le plus stable, la Norvège. Cet écart est trop important pour se satisfaire d’une moyenne arithmétique des FSI des trois pays du Caucase. En effet, cet écart est trop important pour que la moyenne arithmétique soit un indicateur révélateur des risques d&#8217;instabilité politique de cette région. Il faut donc pousser plus en avant l’analyse et évaluer les valeurs des 12 indicateurs qui composent le FSI d’un pays. Pour chacun, il s’agit alors de déterminer la règle d’agrégation adéquate afin de déterminer le FSI régional du Caucase qui serait alors le « Regional Governance Failed Index : RGFI ».  Les données à disposition sont : </span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"><a id="res_2970" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/FSIIndexCaucase.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews-med/FSIIndexCaucase.JPG" alt="" border="0" /></a> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Les indicateurs sociaux (à partir des définitions de Wikipedia) sont : </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"> 1 – <strong>Pression démographique</strong> : il mesure le poids de la densité de population sur l’environnement dont l’occupation des territoires et leurs problèmes de frontières sont l’aspect le plus important. Cet indicateur s’attache à des phénomènes dont l’origine est une tendance démographique et de politique de développement. Compte tenu de l’absence de sensibilité de cet indicateur au variation à court terme et à l’existence de frontières, nous allons considérer que la moyenne est une bonne modalité d’agrégation : (6.2+6.2+5.7) / 3 = 6.0</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">2 – <strong>Mouvements massifs de réfugiés et de déplacés internes</strong> : il mesure la pression des populations sur les accès à l’eau, à l’alimentation et les terres arables. Cet indicateur concerne des phénomènes localisés sur le territoire mais qui peuvent durer dans le temps. Il sollicite d’abord les Etats concernés pour résoudre un problème local de gestion de crise humanitaire. Il permet d’identifier un risque prégnant de déstabilisation. Ainsi, le choix du maximum des indicateurs des pays semble une modalité prudente d’agrégation : Max(7.8, 8.1, 6.9) = 8.1</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">3 – <strong>Cycles de violences communautaires</strong> : les rivalités de toutes origines (ethnique, religieuse, etc.) ayant été instrumentalisé par des leaders politiques et toujours présentes. Cet indicateurs mesure le risque d’irruption de conflit, parfois très sanglant, difficile à résoudre. Il est le signe d’une conflictualité latente. Compte tenu de la facilité de débordement de ces conflits d’un pays à un voisin, le choix du maximum des indicateurs des pays semble une modalité d’agrégation intéressante : Max (8.4, 7.9, 6.0) = 8.4</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">4 – <strong>Emigration chronique et soutenue</strong> : l’émigration a un impact négatif sur les ressources d’un pays pour son développement économique. Si ce phénomène a un impact c’est surtout à moyen terme, dans un futur proche il est un indicateur de sous développement. La moyenne, voir le minimum des indicateurs sont des moyens d’agrégation valables : (5.8+5.7+7.0) / 3 = 6.2 </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Ces 4 indicateurs permettent d’évaluer la stabilité sociale d’une région. Leur agrégat a un poids de 4. Leur agrégation peut être réalisée par moyenne ou par le choix de la valeur max. Chacun des ces facteurs est une origine possible de conflit, de rupture du lien social et d’irruption de la violence. Ainsi, le choix de la valeur max nous semble intéressante. Max(6, 8.1, 8.4, 6.2) = 8.4 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Les indicateurs économiques, avec un poids de 2, sont : </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">5 – <strong>Inégalités de développement</strong> : l’écart de répartition des richesses tant matériels que sociales et symboliques. La moyenne est le mode d’agrégation choisi : (7.2+7.3+6.5) / 3 = 7</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">6 – <strong>Déclin économique subit ou prononcé</strong> : cet indicateur associe le revenu moyen, le PIB, l’endettement, le taux de mortalité infantile, le niveau de pauvreté et le nombre de faillites. De même, la moyenne est le mode d’agrégation de cette variable extensive proche de la notion d’Index de Développement Humain (IDH) de l’ONU : (6.5+5.9+5.8) / 3 = 6.1 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Ces deux indicateurs sont agrégés par moyenne car ils sont directement proportionnels, dans une première approximation, aux capacités matériels des pays : 7+6.1/2 = 6.6</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Les indicateurs politiques ont un poids de 5, ils sont : </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">7 – <strong>Criminalisation et dé légitimation de l’Etat</strong> : cet indicateur mesure le niveau de bon fonctionnement de l’Etat. Le choix du max comme modalité d’agrégation s’impose de lui-même : Max(9, 8, 6.6) = 9.0</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">8 – <strong>Détérioration graduelle des services publics</strong> : la diminution de l’accessibilité à des services publics et leur dysfonctionnement sont une mesure de l’affaiblissement de l’Etat et une atteinte à la légitimité politique des dirigeants. Le choix du max comme modalité d’agrégation s’impose car la détérioration d’un Etat pose un problème stratégique à ses voisins : Max(6.4, 5.5, 5.3) = 9.0</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">9 – <strong>Violation généralisée des droits de l’homme</strong> : permet d’évaluer le caractère dictatorial du gouvernement et donc le risque d’irruption de la violence, ce caractère touche la pérennité des engagements contractuels ou les difficultés de négociation. Cependant, son impact sur l’instabilité du pays et de la région est relativement faible. Ainsi, le choix du min comme modalité d’agrégation n’est pas inapproprié (ce choix est bien sûr sujet à débat !): min(7.3, 7.2, 6.4) = 6.4 </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">10 – <strong>Appareil de sécurité constituant un Etat dans l’Etat</strong> : c’est le modèle du &laquo;&nbsp;gouvernement prétorien&nbsp;&raquo; dans lequel un clan et une milice possède les leviers du pouvoir au détriment des préférences de la majorité de la population. Ce groupe au pouvoir inscrit l’ensemble des relations politiques au sein de la société dans des rapports de forces et la violence est diffuse sur tous les aspects de la vie sociale. Le choix du Max() comme modalité d’agrégation s’impose de lui-même : Max(8, 7.3, 5.1) = 8.0</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">11 – <strong>Emergence de factions au sein de l’élite </strong>: les clans et les tribus agissent comme des acteurs stratégiques en rivalités pour le pouvoir. Ces groupes instrumentalises l’ensemble des caractères de la société, ethnie, religion, distribution des richesses, pour assouvir leur soif de conquête. Le choix du Max() comme modalité d’agrégation s’impose de lui-même : Max(9.1, 7.9, 7.0) = 8.0 </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">De même que pour les indicateurs sociaux, les indicateurs politiques, de poids 5, représentent un facteur d’irruption de violence dans les engagements pris entre les acteurs politiques et les entreprises impliquées par la mise en place, l’exploitation et la maintenance d’un réseau de gazoducs. Le choix du Max() comme modalité d’agrégation s’impose de lui-même : Max(9, 9, 6.4,8, 8) = 9.0 </span></p>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Enfin, un dernier indicateur de politique internationale de poids 1 :</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">12 – <strong>Intervention d’autres puissances </strong>: présence ou influence d’un acteur stratégique étranger dont l’action peut modifier l’équilibre des forces entre les acteurs locaux. Le choix du Max() comme modalité d’agrégation s’impose de lui-même : Max(8.7, 7.4, 5.8) = 8.7 </span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif"><br />
</span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Au final, nous avons un RGFI régional que l’on peut calculer comme une moyenne pondérée, ce qui donne pour le Caucase : </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">4 x 8.4 (social) + 2 x 6.6 (économique) + 5 x 9 (politique) + 1 x 8.7 (international) = 100.5 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">En conclusion, cette exemple illustre pour l&#8217;analyste la nécessité de se poser la question des modalités d’agrégation des FSI de différent pays en fonction, principalement, de l’enjeu géopolitique sur lequel il travail. Pour un gazoduc, il suffit d’une rupture dans l’un des pays pour que l’approvisionnement soit interrompu. Ainsi, la règle d’agrégation privilégiée sera le Max(). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Comparé à notre moyenne initiale de 83.6, le résultat de 100.5 laisse à penser que la région est aussi instable que le Kenya ou le Nigeria. Il semble que la fragilité d’une région augmente nécessairement en comparaison des Etats qui la constitue avec l&#8217;état le plus faible. Ce résultat est cohérent avec le phénomène de Balkanisation de l’Europe observé à la veille de la Guerre de 1914. La fragmentation de cette région en de multiples petits pays a contribué à son instrumentalisation par les grandes puissances de l&#8217;époque.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 0cm;margin-right: 0cm;margin-bottom: 0pt;margin-left: 0cm;text-align: justify"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif">Enfin, une limite à cette démarche c&#8217;est la sous estimation du poids des acteurs internationaux qui est relativement faible. Un seul indicateur parmi 12 tente de le mesurer. Dans le cas du Caucase, les rivalités entre la Russie, l’Iran et la Turquie depuis le XIXème siècle montre que cette approche numérique ne prend pas en compte le poids de l’Histoire. Plus récemment, les conflits lattent au Nagorno-Karabach, en Ossetie du Sud et en Abkhazie, s’ils impactent les indicateurs 2 (Réfugiés), 3 (Violences communautaires), 9 (Droit de l’Homme) et 10 (Gouvernement prétorien) sont surtout des situations sur lesquelles les puissances régionales et les Etats-Unis ne manqueront pas d’intervenir comme les visites récentes des Secrétaires américains à la Défense (R. Gates) et d’Etat (H. Clinton) nous le rappel. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/07/09/risque-pays-comment-faire-une-valuation-r-gionale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mémento : Mercantilisme, une politique économique actuelle ?</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/15/m-mento-mercantilisme-une-politique-conomique-actuelle/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/15/m-mento-mercantilisme-une-politique-conomique-actuelle/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 15:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie Politique Internationale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/15/m-mento-mercantilisme-une-politique-conomique-actuelle/</guid>
		<description><![CDATA[Dans son blog du New York Times, le 31 d&#233;cembre 2009, l&#8217;&#233;conomiste Paul Krugman d&#233;non&#231;ait le mercantilisme chinois &#171;&#160;Macroeconmics effects of chinese mercantilism&#160;&#187; (http://krugman.blogs.nytimes.com/). La crise actuelle semble renforcer ce sentiment. Un petit m&#233;mento du mercantilisme, tir&#233; de l&#8217;ouvrage History of Economic Though (E. Screpanti, S. Zamagni, Oxford University Press, 2005) me semble int&#233;ressant si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">Dans son blog du New York Times, le 31 d&eacute;cembre 2009, l&rsquo;&eacute;conomiste Paul Krugman d&eacute;non&ccedil;ait le mercantilisme chinois &laquo;&nbsp;Macroeconmics effects of chinese mercantilism&nbsp;&raquo; (http://krugman.blogs.nytimes.com/). La crise actuelle semble renforcer ce sentiment. Un petit m&eacute;mento du mercantilisme, tir&eacute; de l&rsquo;ouvrage History of Economic Though (E. Screpanti, S. Zamagni, Oxford University Press, 2005) me semble int&eacute;ressant si ce sujet prend de l&rsquo;importance &agrave; mesure que la crise s&rsquo;installe. Ce type de politique &eacute;conomique implique une certaine norme sociale (un comportement attendu dans un groupe)&nbsp;de la part des acteurs internationaux qu&#8217;il est peut &ecirc;tre utile de rappeler. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a id="res_2858" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/ext_oeuvre_fr_image_big_132_pei08.jpg"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/ext_oeuvre_fr_image_big_132_pei08.jpg" border="0" /></a> </p>
<p align="center">Vue du port de Rochefort &#8211; Joseph Vernet (1714 &#8211; 1789)<br />Mus&eacute;e du Louvre </p>
<p>&nbsp; </p>
<p>Historiquement, le mercantilisme est une vision politique de l&rsquo;&eacute;conomie qui accompagne la fin du moyen age et le d&eacute;but de l&rsquo;&eacute;poque moderne, elle &eacute;merge avec la renaissance. Elle est donc associ&eacute;e avec la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;Etat. </p>
<p>Dans ce contexte, l&rsquo;objectif des dirigeants politiques est l&rsquo;accroissement du pouvoir de l&rsquo;Etat. Ils associent alors&nbsp;le d&eacute;veloppement &eacute;conomique avec l&rsquo;accroissement de sa richesse. Le moyen recherch&eacute; pour cet enrichissement est le commerce ext&eacute;rieur qui d&eacute;gage un exc&eacute;dent de la balance commerciale. Le d&eacute;veloppement du commerce ext&eacute;rieure n&eacute;cessite le d&eacute;veloppement de la base industrielle du pays&nbsp;et donc&nbsp;une politique d&rsquo;investissement cons&eacute;quente ainsi que la constitution d&rsquo;un capital de savoir faire. Le type de moyen d&#8217;enrichissement privil&eacute;gi&eacute; par l&rsquo;Etat caract&eacute;rise le type de mercantilisme &agrave; l&#8217;oeuvre. L&rsquo;accumulation de l&rsquo;or (bullionisme), le d&eacute;veloppement des manufactures (colbertisme), la marine commerciale (mercantilisme britannique). </p>
<p align="center"><a id="res_2861" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/Colbert.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/Colbert.JPG" border="0" /></a>&nbsp; </p>
<p align="center">Colbert au service du Roi &#8211; 1661 </p>
<p>Dans cet approche, l&rsquo;Etat est l&rsquo;acteur central de l&rsquo;&eacute;conomie par sa politique industrielle, d&rsquo;exportation et de protection du march&eacute; int&eacute;rieur. Cette politique &eacute;conomique est associ&eacute;e &agrave; des enjeux strat&eacute;gique et militaire important. Ainsi, le d&eacute;veloppement de la marine marchande britannique au XVII s&rsquo;accompagna d&rsquo;une marine militaire, la Royal Navy,&nbsp;qui devint un&nbsp;outil politique de la puissance britannique &eacute;mergente. Ce lien tr&egrave;s fort entre pouvoir politique, puissance militaire et strat&eacute;gie &eacute;conomique est caract&eacute;ristique d&rsquo;une vision mercantiliste de l&rsquo;&eacute;conomie. </p>
<p>Le bullionisme, le mercantilisme pratiqu&eacute; par l&rsquo;Espagne au XVI, &eacute;tait fond&eacute; sur la croyance que l&rsquo;or est la seule forme de richesse dont l&rsquo;Etat devait se pr&eacute;occuper et accumuler. La fuite de m&eacute;tal pr&eacute;cieux &eacute;tait donc un probl&egrave;me d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t national impliquant l&rsquo;intervention de la Raison d&rsquo;Etat. Ainsi, l&rsquo;&eacute;quilibre des contrats pratiqu&eacute; en Espagne imposait que le montant des &eacute;changes avec chaque pays soit au moins &eacute;quilibr&eacute; sinon positif. Cela avait pour inconv&eacute;nient de limit&eacute; les d&eacute;ficits avec les pays exportateurs de mati&egrave;res premi&egrave;res et donc la production espagnole. De plus, la sortie de m&eacute;tal pr&eacute;cieux n&rsquo;&eacute;tait envisag&eacute;e qu&rsquo;au travers de la monnaie. Or, la loi de Gresham d&eacute;montre que l&rsquo;introduction d&rsquo;une monnaie contenant moins de m&eacute;tal pr&eacute;cieux r&eacute;duit, &agrave; terme, la quantit&eacute; de m&eacute;tal pr&eacute;cieux, qui est d&eacute;tourn&eacute;,&nbsp;au sein du pays donc dans les caisses de l&rsquo;Etat. </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">Le commercialisme, ou mercantilisme britannique, se focalise sur la balance commerciale totale. Ainsi, il est possible d&rsquo;avoir un d&eacute;ficit avec les pays dont proviennent les mati&egrave;res premi&egrave;res si cela permet d&rsquo;accro&icirc;tre les exportations nationales et d&rsquo;obtenir des revenus plus important. Si le capital technologique est tel qu&rsquo;il offre un avantage comp&eacute;titif qui permet d&rsquo;&eacute;tablir un quasi monopole de fait sur les produits export&eacute;s, alors l&rsquo;augmentation de la richesse nationale devient un atout de politique internationale. </p>
<p>En&nbsp; terme conceptuel, cette th&eacute;orie concerne d&rsquo;abord la th&eacute;orie de la valeur&nbsp;: un bien &agrave; une valeur d&rsquo;usage, le besoin qu&rsquo;il satisfait, ou une valeur d&rsquo;&eacute;change, ce qu&rsquo;il permet d&rsquo;obtenir de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Un baril de p&eacute;trole a une utilit&eacute; pour une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; la voiture individuelle est d&eacute;velopp&eacute;e tandis qu&rsquo;il n&rsquo;a pas de valeur dans un pays ou domine des moyens de transports traditionnels. Si le p&eacute;trole se trouve &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieure de la soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; il a une utilit&eacute;, alors il a principalement une valeur d&rsquo;&eacute;change au travers de son exportation. Ainsi, un bien peut acqu&eacute;rir de la valeur alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas n&eacute;cessairement une utilit&eacute;. Lorsque ce bien a une utilit&eacute; dans tous les pays, alors sa valeur dominante est sa valeur d&rsquo;&eacute;change qui devient un enjeu&nbsp;strat&eacute;gique pour celui qui contr&ocirc;le ce bien. Dans cette th&eacute;orie de la valeur, c&rsquo;est la valeur d&rsquo;&eacute;change qui prend le pas sur la valeur d&rsquo;usage comme nouveau moyen d&rsquo;enrichissement. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la vision mercantiliste est de ne jamais perdre de vue l&rsquo;enjeu politique qui sous tend les &eacute;changes internationaux. Ce n&rsquo;est pas surprenant que cette th&eacute;orie &eacute;conomique &eacute;merge avec les d&eacute;buts de la mondialisation. </p>
<p>Le mercantiliste est celui qui d&eacute;rive son profit de la diff&eacute;rence entre l&rsquo;achat des mati&egrave;res premi&egrave;res&nbsp;et la vente &agrave; l&#8217;exportation de&nbsp;produits manufactur&eacute;s. C&rsquo;est un acteur qui est &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;accumulation du capital. L&rsquo;augmentation de la consommation de biens industriels et la stabilit&eacute; de leur production conduit le mercantiliste &agrave; chercher le contr&ocirc;le des biens import&eacute;s n&eacute;cessaires aux biens export&eacute;s &agrave; l&rsquo;origine de son enrichissement. L&rsquo;une des conditions de ce contr&ocirc;le est la possession du capital technologique et l&rsquo;autre est la s&eacute;curisation des mati&egrave;res premi&egrave;res n&eacute;cessaires &agrave; la production. Le recours &agrave; une force militaire devient un &eacute;l&eacute;ment d&eacute;terminant de la politique &eacute;conomique. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t commun entre le mercantiliste et le dirigeant politique d&eacute;tenteur du monopole de la force arm&eacute;e. </p>
<p>De plus, ce processus s&rsquo;accompagne de la formation d&rsquo;une masse de salari&eacute;s dont la stabilit&eacute; sociale est fortement conditionn&eacute;e par la capacit&eacute; de l&rsquo;Etat &agrave; satisfaire et &agrave; r&eacute;guler leurs besoins. L&rsquo;Etat est pr&eacute;occup&eacute; par la&nbsp;nation. Il&nbsp;devient l&rsquo;acteur central de la vie &eacute;conomique et de l&rsquo;action collective. La gestion de l&rsquo;enrichissement de la nation devient l&rsquo;une des pr&eacute;occupations primordiale de l&rsquo;Etat et de l&rsquo;administration. Les choix de politique &eacute;conomique doivent alors &ecirc;tre justifi&eacute;s aux regards de la masse des salari&eacute;s des manufactures. La politique &eacute;conomique devient un enjeu national. </p>
<p>Dans le mercantilisme, les int&eacute;r&ecirc;ts des producteurs &#8211; exportateurs, des marchands, et ceux de l&rsquo;Etat sont confondus. L&rsquo;&eacute;conomie devient un sujet politique. Le profit d&eacute;rive de la diff&eacute;rence entre la vente de produit &agrave; l&rsquo;exportation et l&rsquo;achat des mati&egrave;res premi&egrave;res n&eacute;cessaire &agrave; leur fabrication. Par cons&eacute;quent, les taxes sur les produits industriels import&eacute;s sont un levier strat&eacute;gique important. Le protectionnisme est une fonction de l&rsquo;Etat. La production nationale est aussi encourag&eacute;e &agrave; travers des monopoles ou des entreprises &eacute;tatiques, des aides et des subventions &eacute;tatiques, l&rsquo;acquisition de savoir-faire et de mains d&rsquo;&oelig;uvres tr&egrave;s qualifi&eacute;es. Cette vision de l&rsquo;&eacute;conomie conduit les dirigeants politiques &agrave; se concentrer sur les d&eacute;terminants des prix fix&eacute;s par les march&eacute;s &agrave; l&rsquo;exportation, sur la demande internationale. </p>
<p>Une observation peut &ecirc;tre tir&eacute;e de ce m&eacute;mento. La Chine a une politique &eacute;conomique tr&egrave;s similaire au mercantilisme fran&ccedil;ais et britannique comme le souligne justement Paul Krugman. Une cons&eacute;quence peut alors&nbsp;&ecirc;tre d&eacute;riv&eacute;e de ce petit m&eacute;mento. Si les dirigeants europ&eacute;ens veulent faire passer un message diplomatique aux dirigeants chinois sur un sujet quelconque. Il leur suffit d&rsquo;agir sur le march&eacute; europ&eacute;en de la consommation par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;une taxe (carbone ou autre) sur les produits &laquo;&nbsp;made in China&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est un moyen d&rsquo;obtenir un changement de la politique chinoise beaucoup plus efficace qu&rsquo;une longue n&eacute;gociation &agrave; Copenhague&hellip;<span style="font-family: Garamond"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: small"><span style="font-family: Garamond"> </span></span></span></span><span style="font-family: Garamond"><span style="font-family: Garamond"><span style="font-size: small">
<p>&nbsp;</p>
<p></span></span></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/15/m-mento-mercantilisme-une-politique-conomique-actuelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Summary &#8211; « After Hegemony : Cooperation and Discord in the World Political Economy »</title>
		<link>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/11/summary-after-hegemony-cooperation-and-discord-in-the-world-political-economy/</link>
		<comments>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/11/summary-after-hegemony-cooperation-and-discord-in-the-world-political-economy/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 16:34:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>015035</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie Politique Internationale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/11/summary-after-hegemony-cooperation-and-discord-in-the-world-political-economy/</guid>
		<description><![CDATA[When you look at the trade map&#160;around China, you are struck by the high level of exchange, products and raw materials, on the indian and pacific oceans. Another things might struck you, the lack of economic regime around China. The most important one, the ASEAN is focus on the immmediate neighbours of China which is [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>When you look at the trade map&nbsp;around China, you are struck by the high level of exchange, products and raw materials, on the indian and pacific oceans. Another things might struck you, the lack of economic regime around China. The most important one, the ASEAN is focus on the immmediate neighbours of China which is not a member of it. However, the maritime roads are further than the ASEAN area. For example, there is no cooperation regime between the Middle East countries and China, even if China is a partner of the &ldquo;police&rdquo; navy forces around Somalia to secure trades roads, especially oil tankers, against piracy. It may be a good time to read again the book from R. O. Keohane about international regime &laquo;&nbsp;After Hegemony&nbsp;&raquo; (1984). I suggest the chapter 4 &ldquo;Cooperation and International Regime&rdquo; on the purpose of such regime. It&nbsp;may be a good idea to develop international regime which follows the emergence of China as a superpower. </p>
<p align="center"><a id="res_2856" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/voiesmaritimes.jpg"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/voiesmaritimes.jpg" border="0" alt="Echange Chine MO" /></a> </p>
<p align="center">Trade roads around&nbsp;China </p>
<p>&nbsp; </p>
<p>&nbsp;An hegemon is a good starting point to help creating an international regime on specific area of concerns for a set of actors. The purpose of this kind of order is to introduce predictability and to favour international policy coordination. This function is highly valuable in a strong interdependent world economy. Indeed, international policy coordination is very difficult because of the anarchical structure of the international society. If you argue for a free markets world economy, you know that some countries will deploy strategies to get what they see as their own interest. This might lead to economic suboptimal outcomes. But, it is not a sufficient argument to change this pattern of behavior, since it will satisfy their quest for national security and interest. This situation is not acceptable by any governments. </p>
<p>&nbsp;
<p>The other solution is to organize cooperation. Usually, after the regime has been created by an hegemon, it will survive to the hegemon&rsquo;s disappearance. Such regime may be perennial without the required hegemon for its foundation. It provides pattern of behavior to enable policy coordination. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>What are the features of this political object ? First, a distinction must be establish between harmony, cooperation and discord. Harmony doesn&rsquo;t require any cooperation regime. The pursuit of its own interest by any actor automatically lead to the support of the others. On the contrary, cooperation is a set of decisions between governments, to adjust their behavior and avoid, reduce or counterbalance any adverse consequences which may appear from the pursuit of their self interests. If it is not performed, discord will surely take place between the set of actors. It is a highly political process with a strong communication requirement : &ldquo;without the specter of conflict, there is no need to cooperate.&rdquo; When governments look for goods or raw materials they considered as strategic, discord will be the most common behavior if any adjustment are not made. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center" class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><a id="res_2855" href="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/cooperationprocess.JPG"><img src="http://relations.internationales.politicien.fr/wp-content/blogs.dir/2/files/previews/cooperationprocess.JPG" border="0" alt="Coop&eacute;ration et discorde" /></a> </p>
<p align="center">Cooperation process from R.Kehoane </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>To establish a regime of cooperation, either in trade or arms, between a set of actors, one must evaluate actors&rsquo; preferences about legitimate behaviors and patterns of interaction in order to formalize and implement the adjustment&rsquo;s decisions which will take place. An international regime is a social institution made of beliefs and practices for actions in common. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Secondly, after the definition of cooperation, how do we&nbsp; identified an international regime ? Formally, a international regime can be viewed as a social object composed by &ldquo;sets of principles, norms, rules and decision making procedures around which actor&rsquo;s expectations converge in a given area of international relations.&rdquo; Principles are general beliefs on the purpose of the regime. It is the reason why an actor becomes a member of a particular international regime. Norms are behaviors defined by their rights and obligations. Rules are closed to norms, but they are more specific and detailed. At last, decision making procedures enable the implementation of norms and rules or their modification to preserve the purpose of the regime. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>What is of interest in the study of regime is the way they evolved. As principles, norms and rules are intertwined, it consituted the substance of the regime, it is very difficult to qualify the evolution of a regime. Whether it is a change or an adaptation of a regime is a difficult question. The essence of a regime are the components which induce a significant political behavior with visible consequences. Indeed, the purpose of a regime is to influence the interstate agremments between actors. Without a regime, the actors would exercise its full national control over its strategy. The weight of an international regime is to exert a pressure over governments to induce cooperative agreements on the issue areas under the regime. A misunderstanding of international regime must be clarified. They are not beyond the nation-state new international order. Cooperation is simply justified by the efficiency gains from the voluntary exchanges or restrains of a particular goods or raw materials. It is an arrangement motivated by self interest. To exist, this political arrangement must be carry on by the classical political actor : the State. It is not the end of national sovereignty.
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://relations.internationales.politicien.fr/2010/06/11/summary-after-hegemony-cooperation-and-discord-in-the-world-political-economy/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

